Dans la région des Savanes, les femmes occupent une place croissante dans les structures communautaires soutenues par le projet COSO. À travers la gestion des coopératives, les activités génératrices de revenus et les mécanismes d’entraide, elles contribuent au développement local et au renforcement de la cohésion sociale.
Lomé, le 14 octobre 2026-(©AfreePress)- Elles mobilisent, organisent, produisent et fédèrent. Dans les communautés bénéficiaires du projet de Cohésion sociale des régions nord du golfe de Guinée (COSO), les femmes s’affirment comme des actrices essentielles du développement local. Au-delà de leurs activités économiques, leur implication dans la gestion collective contribue à consolider la solidarité et la confiance au sein des populations.
Mis en œuvre au Togo par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), le projet repose sur l’approche du Développement conduit par les communautés (DCC), qui place les populations au centre de l’identification des besoins et de la réalisation des initiatives locales. Dans les Savanes, plus de 400 associations, groupements et coopératives féminines sont dirigés par des femmes dans 16 communes. Sept communautés d’intervention sont également conduites par des femmes.
Parmi ces figures de terrain, Kokouba Afoé préside la Fédération des groupements membres de 2ADL-S, dans l’Oti. À Tantigou, dans la préfecture de Tône, Djabongou Ali Lamissi dirige la coopérative maraîchère « Lampouguini », tandis que Kombate Douwague conduit « Dakalfam », spécialisée dans la transformation du beurre de karité à Tambimong.
Leur influence s’étend aux groupements d’intérêt économique, dont les activités portent notamment sur la transformation du sésame, du néré, de l’arachide, du karité et du soja. La commercialisation des produits et la mutualisation des efforts créent des revenus, mais aussi des intérêts communs qui rapprochent les membres des communautés. Dans les comités de gestion de l’eau, des moulins collectifs ou des banques de céréales, les femmes participent également à l’organisation des ressources et aux mécanismes d’entraide.
Dans des territoires confrontés à des fragilités économiques et sociales, cette implication contribue à faire du développement participatif un instrument de dialogue, de responsabilisation et de confiance entre les populations et les autorités. Pour le COSO, le leadership féminin dépasse ainsi la seule participation aux projets : il constitue un ressort de l’inclusion et de la résilience communautaire.
Diblo TAKINI-Correspondant AfreePress dans la région des Savanes











