Lomé, le 30 janvier 2026-(©AfreePress)- Dans la perspective de l’accès universel à l’eau potable à l’horizon 2030, l’État togolais entend renforcer significativement ses investissements dans le secteur hydraulique. La loi de finances, exercice 2026, prévoit ainsi une enveloppe prévisionnelle de 21 milliards FCFA dédiée à l’eau potable, inscrite dans les crédits du ministère délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement.
Comparé à l’exercice 2025, où les allocations budgétaires s’établissent à 19 milliards FCFA, ce montant traduit une hausse de 11 %, confirmant la priorité stratégique accordée au secteur. Cette dotation constitue par ailleurs l’essentiel du budget global du ministère, évalué à 25 milliards FCFA pour 2026, soit près de 84 % des ressources totales.
Les financements programmés permettront de poursuivre la mise en œuvre des projets structurants du Plan national de dotation en eau potable, lancé en février 2021, dont l’ambition est d’améliorer de manière durable l’accès à l’eau potable sur l’ensemble du territoire, aussi bien en milieu urbain que rural.
Une attention particulière sera portée au renforcement de la desserte en eau potable dans le Grand Lomé et ses zones périphériques, de même que dans plusieurs centres urbains de l’intérieur du pays. Cette orientation répond aux difficultés récurrentes d’approvisionnement observées dans certaines localités, qui ont conduit les autorités à déclencher, en décembre 2025, un plan d’urgence national pour juguler les tensions.
Le Projet de sécurité hydrique en milieu urbain au Togo (PaSH-MUT), lancé en octobre 2023, figure également parmi les bénéficiaires majeurs de cette enveloppe budgétaire. Il prévoit notamment l’installation de six systèmes autonomes d’approvisionnement en eau potable dans les zones périurbaines de Lomé, afin d’accompagner l’expansion démographique et l’urbanisation rapide de la capitale.
À travers ces investissements soutenus, le gouvernement togolais ambitionne d’accélérer l’amélioration du taux national de desserte en eau potable, passé de 47,66 % en 2014 à 69 % en 2023, selon les données publiées en juillet 2024 par le ministère de l’Eau. Un objectif intermédiaire de 85 % est visé à l’horizon 2025, avant l’atteinte d’une couverture universelle en 2030.
Albertine A.









