Lomé, le 09 avril 2026 -(©AfreePress)- Autrefois exclusivement entendu dans des cérémonies funéraires, le rythme Agbadja de Bè résonne aujourd’hui autrement. La Commune Golfe 1, sous la direction de son maire, Koamy Gbloekpo Gomado, a décidé de réinventer ce patrimoine culturel en a faisant un symbole de créativité, d’attractivité et de développement local.
Cette transformation s’est illustrée lors de la soirée de restitution organisée le 5 avril 2026 par la compagnie Tambours Majeurs de Bè (TAMA). Devant un public conquis, la troupe a présenté le fruit de plusieurs mois de travail autour des chants et danses du Grand Bè, offrant une version revisitée et contemporaine de l’Agbadja.

Au-delà de la performance artistique, la commune veut dépasser le cadre traditionnel et révéler tout le potentiel culturel et économique de ce rythme. La professionnalisation des artistes, qu’ils soient musiciens, danseurs ou chanteurs, est au cœur de cette stratégie, leur offrant un cadre structuré pour valoriser leur savoir-faire.
Sur scène, TAMA a su conjuguer tradition et innovation. Chants du quotidien, proverbes et références aux savoirs endogènes comme le Fâ, ont montré toute la richesse de cette culture. Pour le chef d’orchestre Dick Jean-Claude, « la sortie n’est qu’une restitution partielle. D’autres grands spectacles sont en préparation ».
Soutenue par la Commune Golfe 1 depuis 2024, la compagnie TAMA participe activement au rayonnement de la commune et contribue à faire de la culture un levier de développement et un outil de marketing territorial. La participation remarquée de TAMA à la 2ᵉ édition du festival Toago, tenue du 16 au 18 janvier 2025 à Togoville, en est une illustration.
En donnant une nouvelle vie à l’Agbadja sur les scènes contemporaines, la Commune Golfe 1 transforme un héritage funéraire en moteur d’attractivité et d’identité culturelle.
Albertine A.









