Lomé, le 09 juin 2025 – (©AfreePress)- L’arrestation du Dr Firmin Hounou-Adossi, médecin en fonction au Centre Médico-Social (CMS) de Djidjolé, survenue dans le contexte des manifestations populaires du 6 juin dernier, a suscité une onde de choc au sein de la communauté médicale togolaise.
En signe de protestation, une mobilisation spontanée a eu lieu, lundi 9 juin 2025, devant le commissariat de Djidjolé. À l’initiative des collègues du praticien interpellé, ce rassemblement avait pour but d’exiger sa libération immédiate, ainsi que celle d’autres professionnels de santé arrêtés lors des récents mouvements sociaux.
Selon des sources locales, la tension est montée d’un cran lorsque quatre étudiants en médecine, présents pour soutenir la mobilisation, ont à leur tour été brièvement arrêtés par les forces de l’ordre. Une mesure perçue comme une provocation supplémentaire par les manifestants.
Alertées par l’ampleur de la situation, plusieurs hautes personnalités ont accouru pour tenter de désamorcer la crise. Parmi elles, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Professeur Tchin Darre, accompagné du Professeur David Dosseh, chef du service de chirurgie du CHU Sylvanus Olympio et porte-parole du Front Citoyen Togo Debout (FCTD), ainsi que du Professeur Beketi Katanga, président de l’Ordre National des Médecins du Togo (ONMT), et du Directeur général de la Police nationale.
Leur intervention a permis d’obtenir la libération des quatre étudiants interpellés dans la matinée. Toutefois, la revendication centrale demeure : les manifestants réclament avec insistance la libération sans condition du Dr Hounou-Adossi.
Dans les milieux hospitaliers, la colère gronde. Plusieurs voix appellent désormais à un durcissement du ton. Des appels à une grève générale du secteur de la santé ou à une mobilisation nationale sont évoqués, dans l’éventualité où le médecin ne recouvrerait pas la liberté dans les plus brefs délais.
Anika A.









