Lomé, le 26 Août 2025-(©AfreePress)- Le président du Conseil d’administration d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), M. Papa Madiaw Ndiaye, a récemment pris la parole (voir la vidéo) pour clarifier la décision controversée du groupe bancaire panafricain de ne pas verser de dividendes à ses actionnaires, malgré des résultats financiers record.
Lors de l’assemblée générale annuelle tenue en mai 2025, le groupe a annoncé un bénéfice net de 333 millions de dollars, avec un rendement des capitaux propres tangibles atteignant 32,7 %. Malgré ces performances exceptionnelles, le conseil d’administration a choisi de ne pas distribuer de dividendes, une décision qui a suscité l’indignation de nombreux actionnaires.
Ndiaye a justifié cette décision en expliquant que le groupe devait choisir entre respecter les engagements liés à sa dette ou verser des dividendes. Il a souligné que la réduction de l’endettement était dans le meilleur intérêt à long terme de l’entreprise et de ses actionnaires.
Cette situation a provoqué des tensions, certains actionnaires menaçant de poursuites judiciaires pour non-respect des engagements envers les investisseurs. M. Ndiaye a reconnu la déception des actionnaires et a assuré que le groupe s’efforcerait de rétablir les dividendes dès que possible, tout en maintenant une solidité financière.

Le groupe a également annoncé une levée de fonds de 250 millions de dollars pour renforcer sa base de capital et soutenir sa stratégie de croissance, transformation et rentabilité (GTR). Cette initiative vise à créer les conditions d’un retour progressif au versement de dividendes, tout en assurant la stabilité financière du groupe.
Cependant, les fonds de 67,8 millions de dollars réclamés à Ecobank ETI par le groupe britannique Wilben Trade, ne figurent nulle part dans les rapports du groupe panafricain. En effet, ce litige majeur, bien que susceptible d’avoir un impact significatif sur la situation financière du groupe, ne figure pas dans les provisions du rapport annuel 2024 d’ETI, qui ne comptabilise que 62,2 millions de dollars pour les contentieux importants. Une omission qui interroge sur le respect des obligations de divulgation prévues par la réglementation financière internationale.

La situation actuelle met en lumière les défis auxquels Ecobank est confronté pour concilier croissance, rentabilité et satisfaction des actionnaires. Le groupe devra naviguer avec prudence pour restaurer la confiance de ses investisseurs tout en poursuivant ses ambitions de développement à travers le continent africain.
Olivier A.









