Lomé, le 21 mars 2025 – (©AfreePress)- La Commission bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) a été officiellement saisie dans le cadre du différend opposant Ecobank Transnational Incorporated (ETI) à la société Wilben Trade. Dans une correspondance reçue le jeudi 20 mars 2025, l’institution a été alertée sur de graves dysfonctionnements en matière de gouvernance d’entreprise, ainsi que sur des pratiques jugées répréhensibles au sein de la banque panafricaine.
Selon les termes de cette lettre, plusieurs préoccupations majeures sont soulevées, notamment des lacunes systémiques en matière de gouvernance affectant Ecobank Transnational Incorporated SA (ETI) et ses filiales, Ecobank Nigeria (ENG) et ETI Specialized Resolutions Company (ETISRC), collectivement désignées sous le nom de « Parties Ecobank ».
Des accusations de diffamation et de tentative d’extorsion visant directement le PDG d’ETI, Jeremy Awori. Ce dernier est mis en cause pour des actes présumés de malversation à l’encontre de Wilben Trade et de son dirigeant, M. Wade.
Le plaignant estime que ces faits ont un impact négatif sur l’intégrité et le professionnalisme des entités concernées, et demande à l’UMOA une intervention urgente afin, dit-il, de restaurer la confiance dans cette institution financière d’envergure continentale. Il poursuit son argumentaire révélant que les faits reprochés à ECOBANK constituent également une atteinte aux standards internationaux de gouvernance d’entreprise et aux principes d’éthique professionnelle, compromettant ainsi la réputation du groupe Ecobank.
Par ailleurs, la situation est d’autant plus préoccupante que les faits dénoncés ont récemment fait l’objet d’une large couverture médiatique, tant sur le plan régional qu’international. Cette exposition a mis en lumière des failles importantes dans la gestion du groupe bancaire et a accentué la nécessité d’une action corrective immédiate.
À ce jour, M. Jeremy Awori n’a apporté aucune réponse officielle, et ni lui ni le conseil d’administration d’ETI n’ont pris les mesures nécessaires pour rectifier ces manquements. Ce silence prolongé, perçu comme un manque de réactivité face à des accusations d’une telle gravité, soulève de sérieuses inquiétudes quant à la culture d’entreprise prévalant au sein du groupe bancaire.
En conséquence, l’UMOA est appelée à examiner cette situation avec la plus grande diligence et à mesurer l’impact potentiel de ces défaillances tant sur le plan de la gouvernance que sur la stabilité économique du secteur bancaire régional.
Interrogé par l’agence de presse AfreePress sur cette affaire, la banque s’était défendue et a dit être la victime dans ce dossier. Elle a également indiqué que l’affaire étant pendante devant les tribunaux, elle préférait ne donner aucun détail aux médias concernant sa défense.
Olivier ADJA









