Lomé, le 15 décembre 2025-(©AfreePress)-Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement de 150 millions de dollars, équivalant à près de 84 milliards de F CFA, en faveur du Togo, afin de stimuler l’investissement privé et de renforcer la création d’emplois. Cette enveloppe, octroyée par l’Association internationale de développement (IDA), marque le lancement de la première phase d’un vaste programme de réformes étalé sur trois ans.
Ce soutien financier ambitionne de lever les principaux goulots d’étranglement structurels qui entravent la transformation économique du pays. Les réformes engagées ciblent en priorité l’amélioration de la productivité agricole, à travers la sécurisation du foncier rural et l’élargissement de l’accès au financement pour les petits exploitants.
Le programme intègre également un important volet consacré à la réduction des déficits d’infrastructures dans des secteurs jugés stratégiques, notamment l’énergie, le numérique et la logistique, piliers essentiels au dynamisme du secteur privé. Parallèlement, des mesures sont prévues pour consolider le cadre des investissements directs étrangers (IDE) et accroître l’attractivité du pays auprès des investisseurs.
D’après les projections de la Banque mondiale, la mise en œuvre intégrale de ces réformes pourrait permettre de mobiliser jusqu’à 800 millions de dollars d’investissements privés supplémentaires et d’améliorer les perspectives d’emploi d’environ 73 000 personnes sur une période de cinq ans. L’agriculture, le foncier et l’énergie devraient constituer les principaux leviers de cette dynamique.
« Si ce programme triennal est conduit avec rigueur, il représentera un tournant majeur pour le développement du secteur privé togolais », a souligné Justin Beleoken Sanguen, représentant résident par intérim de la Banque mondiale au Togo. Il précise que les capitaux privés attendus devraient provenir notamment des projets d’énergies renouvelables et d’un climat plus favorable aux IDE.
Parmi les réformes structurantes, figurent la mise en place de l’Agence nationale du domaine et du foncier (ANDF), la modernisation de la gouvernance de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), ainsi que la régulation des tarifs du haut débit, destinée à renforcer la concurrence dans le secteur numérique.
Le dispositif est complété par des réformes de la formation technique et professionnelle, visant à mieux aligner les compétences de la main-d’œuvre sur les besoins des secteurs productifs et à accroître l’employabilité des jeunes et des travailleurs togolais.
Albertine A.









