Lomé, le 18 mai 2026-(©AfreePress)- La première session ordinaire de l’année 2026 du Parlement de la CEDEAO s’est achevée le samedi 16 mai à Abuja, au Nigeria, après deux semaines de travaux consacrés aux grands enjeux politiques, sécuritaires, sociaux et économiques de la sous-région ouest-africaine.
Dans son discours de clôture, la Présidente du Parlement communautaire, Hadja Mémounatou Ibrahima, a salué « l’assiduité » et « l’engagement constant » des députés communautaires, tout en mettant en avant l’ampleur des travaux réalisés depuis l’ouverture de la session le 4 mai dernier.
Durant cette rencontre parlementaire, plusieurs actes communautaires et rapports de commissions mixtes ont été examinés et adoptés. Les discussions ont notamment porté sur l’adéquation des programmes éducatifs aux exigences du développement socio-économique, la protection des enfants vulnérables et la lutte contre toutes les formes d’exploitation des mineurs dans l’espace communautaire.
Le Parlement de la CEDEAO a également adopté des résolutions relatives aux attaques terroristes au Mali ainsi qu’aux violences xénophobes enregistrées en Afrique du Sud. La présidente de l’institution a réaffirmé la solidarité du Parlement envers les victimes du terrorisme, de l’extrémisme violent et des différentes crises qui affectent la sous-région.
Les parlementaires ont par ailleurs examiné les rapports-pays de dix États membres, notamment la Gambie, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Liberia, la Sierra Leone, le Sénégal, la Guinée, le Togo, le Nigeria et le Bénin. Ces présentations ont permis d’évaluer les avancées et les défis persistants en matière de gouvernance politique, de développement économique, de cohésion sociale et de sécurité.
Autre moment important de la session : la présentation du rapport du président de la Commission de la CEDEAO sur l’état de mise en œuvre du programme de travail communautaire. À cette occasion, les députés ont rendu hommage au président de la Commission, Omar Alieu Touray, pour sa collaboration avec le Parlement communautaire.
Les travaux ont également été marqués par l’examen des consultations régionales préparatoires au futur Sommet spécial sur l’avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Les résultats de ces consultations devraient servir de base à un projet de pacte régional destiné à renforcer l’intégration communautaire.
Dans cette dynamique, les parlementaires ont plaidé pour un renforcement des pouvoirs du Parlement de la CEDEAO, un meilleur contrôle démocratique ainsi qu’une participation citoyenne accrue. Une commission ad hoc a été mise en place pour réfléchir à l’élection des députés communautaires au suffrage universel direct.
La coopération avec les partenaires institutionnels a également occupé une place importante. Des échanges ont eu lieu avec le Forum sur l’Administration Fiscale Ouest-Africaine (WATAF) autour de la gouvernance fiscale et de la lutte contre les flux financiers illicites. Un atelier organisé avec l’Assemblée parlementaire de la Francophonie a, en outre, permis d’aborder les enjeux liés à l’encadrement juridique de l’intelligence artificielle.
Clôturant les travaux, Hadja Mémounatou Ibrahima a réaffirmé son attachement à une « CEDEAO des peuples », plus unie, pacifique et prospère, conformément à la Vision 2050 de l’organisation régionale.
Albertine A.









