©AfreePress-(Lomé, le 15 janvier 2024)- Le président de la Fédération togolaise de musique (FTM), Ariel Dassanou, a tenu à préciser lors d’une conférence de presse tenue en fin de semaine dernière à Lomé, que personne n’avait demandé à Conii de modifier sa musique ou, du moins, son style.
Cette conférence de presse avait pour objectif de fournir des éclaircissements supplémentaires sur l’affaire de reconversion de l’artiste Conii Gangster, qui a accepté arborer la tenue d’ambassadeur du civisme et de la citoyenneté. Cette sortie a suscité la une vive polémique après avoir la signature de la charte de bonne conduite avec le ministère de la Culture.
Selon les explications fournies par M. Ariel Dassanou et de son équipe, la démarche vise à sensibiliser l’artiste à la complexité du genre musical qu’il adopte.
« C’est un style qu’on ne fait pas comme les autres. On ne chante pas des chansons obscènes en public, surtout sur des scènes regroupant des enfants. C’est un peu comme les films X, la loi protège les enfants contre ces films, il est interdit de les diffuser en public. Conii est libre de faire son style, mais il s’est engagé à ne plus le faire comme avant. Conii Gangster peut, par exemple, se produire avec ses chansons obscènes, par exemple, dans une boîte de nuit ou lors d’une rencontre entre adultes. C’est de cela qu’il s’agit (…) « , a insisté le président de la Fédération togolaise de musique.
Pour aider l’artiste à s’améliorer, il bénéficiera désormais de l’expertise de Tam Akim Toutou, consultant en production musicale.
Présent à cette conférence de presse, Conii Gangster a exprimé sa gratitude envers la FTM de l’avoir sorti des affres des plaintes portées contre lui par les associations féminines et promet de revoir sa copie.
« Mais, il faut que les gens comprennent mieux les choses. Ce n’est pas que Conii change son style. Ce n’est pas évident. Je ne peux jamais changer de style, c’est ce que je sais faire. Seulement, nous nous sommes engagés à savoir faire ce style pour ne pas porter atteinte à qui que ce soit, surtout aux enfants. Nous allons veiller à tout cela. Merci à la FTM et merci au ministère de la culture », a-t-il déclaré.
La Fédération togolaise de musique a également profité de l’occasion pour lancer un appel solennel aux artistes compositeurs de chansons à caractère obscène et les appelle à revoir leur manière de faire en utilisant des figures de style dans leurs productions.
Anika A.









