Lomé, le 25 mars 2024-(©AfreePress)-Dans un contexte de division interne persistante, l’Union des forces de changement (UFC) connaît encore un nouvel épisode à ses mésententes internes. Au cours d’une sortie médiatique effectuée, dimanche 24 mars 2024, Elliott OHIN, contestait la candidature de l’UFC aux élections législatives et régionales du 20 avril 2024 au Togo, alors qu’une liste de candidats de cette formation politique circulait sur la toile.
En effet dans un communiqué rendu public, Elliott OHIN, deuxième Vice-président de l’UFC, selon les uns, ou 2e ancien Vice-président de l’UFC, selon les autres, a déclaré publiquement que le parti n’avait pas déposé des listes de candidats pour ce double scrutin et conteste la légitimité de la liste publiée par la Cour Constitutionnelle et attribuée à l’UFC.
« Nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale, ainsi que nos militants et sympathisants, que le parti n’a pas présenté de candidats pour ces élections à venir », a-t-il déclaré.
« La raison de ce désistement malgré nous est liée au verdict que la justice n’a pas encore rendu. Nous vous avons déjà annoncé qu’un litige oppose la représentation statutaire du parti en l’absence du Président national, à un groupe illégitime de militants. Et nous estimons que tant que la justice n’a pas tranché le conflit, il est maladroit d’agir au nom du parti », a-t-il défendu.
La réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre. Cette sortie a été vivement critiquée par les représentants officiels de l’UFC. Isac THIAKPE, porte-parole du parti Orange n’a pas manqué de réagir en sa qualité de porte-voix de l’UFC. « Dès lors que la Cour Constitutionnelle, qui est le juge suprême en matière constitutionnelle a reconnu notre parti, le dossier est totalement vidé. La preuve la Cour Constitutionnelle a validé toutes les listes présentées par l’UFC. C’est la meilleure réponse qu’elle puisse donner à nos détracteurs. Toutes les listes, y compris celles de l’UFC ont suivi un processus bien huilé. Elles ont été envoyées au ministère de l’Administration territoriale qui a mené une série d’enquêtes sur les partis politiques, groupes de partis politiques et listes indépendantes qui ont fait acte de candidature. Dès lors qu’ils ont reconnu l’existence légale et légitime de l’UFC actuelle, cela nous suffit. Le reste, c’est de l’aigreur et de la fébrilité. L’instant est assez grave pour qu’on se laisse divertir par des questions de fébrilité et d’aigreur personnelles », a-t-il dit en guise de réponse à Elliott OHIN »
Anika A.









