Lomé, le 04 mars 2025 – (©AfreePress) – Dans un contexte sous-régional marqué par des défis sécuritaires, politiques et économiques majeurs, les parlementaires de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis, lundi 3 mars 2025, à Lagos pour une session extraordinaire suivie d’un séminaire parlementaire de trois jours.
Cette importante rencontre a été inaugurée par l’honorable Hadja Memounatou Ibrahima, présidente du Parlement de la CEDEAO, qui a insisté sur l’impératif d’un engagement accru en faveur de l’intégration régionale. Dans son discours, elle a souligné la nécessité pour les États membres de renforcer leur coopération face aux crises multiformes qui secouent la région.
Au cœur des discussions figurent l’examen du programme d’activités de l’institution pour l’année 2025 ainsi que l’étude de diverses réformes internes visant à améliorer l’efficacité du Parlement communautaire. Parallèlement, un séminaire a été organisé sous le thème : « 50 ans de la CEDEAO; 25 ans du Parlement de la CEDEAO : Réflexions du Parlement communautaire en vue de la réalisation de l’intégration régionale ».

A cette occasion, Mme Memounatou Ibrahima a mis en exergue les avancées significatives enregistrées par l’organisation en matière de paix et de sécurité, de développement économique et d’infrastructures. Elle a également salué les efforts déployés pour consolider les mécanismes institutionnels et promouvoir la croissance intra-régionale.
Concernant le retrait annoncé du Burkina Faso, du Mali et du Niger, la présidente du Parlement a prôné une approche diplomatique et inclusive.
« Ce retrait doit être perçu comme une opportunité de renforcer notre capacité à dialoguer et à œuvrer pour le rapprochement des nations, sans jamais renier les principes fondamentaux de solidarité et de coopération qui sont le socle de notre communauté », a-t-elle déclaré.
Face aux défis grandissants, notamment en matière de sécurité et d’économie, Mme Memounatou Ibrahima a exhorté les députés à un engagement sans faille.

« Nous avons la responsabilité historique d’assurer une réconciliation durable et de préserver l’unité régionale. Notre devoir envers les citoyens, en particulier les jeunes générations, est de garantir un avenir prospère et stable à l’Afrique de l’Ouest », a-t-elle insisté.
Les assises de Lagos devraient déboucher sur des recommandations stratégiques visant à renforcer le rôle du Parlement communautaire et à consolider l’engagement des États membres en faveur d’une intégration régionale harmonieuse et inclusive.
Anika A.









