Lomé, le 5 juin 2024-(©AfreePress)-Le barrage Kporgou, situé le long de la nationale n°1 dans la ville de Dapaong, souffre cruellement du manque de pluies observé au cours des d’avril et de mai 2024. Le niveau d’eau a chuté à un point critique, atteignant seulement 5% de sa capacité de rétention, un record historique pour cette structure vieille de 35 ans. Ce triste constat a été fait par les utilisateurs du barrage. Ceux-ci disent espérer désespérément des pluies qui doivent arriver en juin.

L’eau a cessé de s’écouler vers le barrage Kporgou de Dapaong. En lieu et place, on observe un sol fissuré sur plusieurs mètres. Depuis près de deux mois, il n’y a plus d’eau pour les animaux aquatiques ni pour les exploitants. Le barrage, construit en 1989 avec une capacité de stockage de plus de 20 000 m³, est une ressource cruciale pour la commune de Tone 1, mais il a déjà perdu plus de 70 % de sa capacité en raison des dépôts de sédiments. Cette perte de capacité représente une menace sérieuse pour la satisfaction des besoins des usagers, notamment pour les activités de maraîchage et piscicoles locales.
Face à la menace croissante de l’ensablement, la question du curage du barrage devient pressante. Un débat houleux oppose les partisans et les opposants de cette cette opération. Les « pro-curage » plaident pour la responsabilité des usagers. « Il faut curer le barrage, nous allons nous organiser pour cela, » affirme Malingue Tiebimpo avec conviction. « Si nous nous organisons en travaux communautaires, c’est possible, car attendre les autorités ne nous mènera nulle part, » ajoute le chef jardinier Lare Nangue. Cependant, M. Sakpani doute de la faisabilité de ces travaux : « Curer un barrage de cette taille avec des outils rudimentaires comme des pioches, des pelles et des houes ? C’est impossible. »
Dans l’attente d’une décision officielle, les usagers appellent les autorités à assumer leurs responsabilités. Les hydrobiologies de la région, de Kporgou à Tantigou Peul en passant par Nalongue, sont gravement menacées par l’ensablement. Ces retenues d’eau peinent à survivre, et l’urgence de la situation impose des mesures immédiates pour garantir leur pérennité.
Diblo Takini (Correspondant AfreePress dans la région des Savanes)









