Lomé, le 06 mars 2025 – (AfreePress) -En prélude à l’opération de libération de la plage du Golfe 1, prévue pour le 15 mars prochain, le maire de la commune, Joseph Koamy Gomado, a rencontré, mardi 5 mars 2025, les exploitants concernés. Cette rencontre, initiée à la demande des occupants, visait à éclairer les motivations de la décision municipale et à envisager d’éventuelles mesures d’accompagnement pour les acteurs économiques impactés.
Dès l’ouverture des débats, le maire Gomado a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une dynamique de réorganisation urbaine et d’assainissement du littoral. « Depuis notre prise de fonction en 2019, nous avons constaté une occupation anarchique des espaces publics, source d’insalubrité et d’insécurité », a-t-il expliqué.
Conscient des enjeux économiques liés à ces activités commerciales, la municipalité avait, dans un premier temps, toléré la présence de certains exploitants sous réserve de leur implication dans l’entretien des lieux. Cette démarche avait permis une nette amélioration des conditions sanitaires et une réduction des problèmes d’insécurité. Cependant, la prolifération d’installations non réglementées a entraîné un désordre croissant, justifiant aujourd’hui la reprise en main de l’espace par les autorités locales.P
Face à l’inquiétude des exploitants, qui redoutent une perte de leurs moyens de subsistance, le maire Gomado a tenu à rassurer sur la volonté de la mairie d’étudier des solutions alternatives. « Nous ne sommes pas opposés au développement du littoral, mais il est primordial de respecter la réglementation en vigueur pour garantir un aménagement harmonieux et durable », a-t-il insisté.

Les exploitants ont exprimé le besoin d’un accompagnement afin de minimiser les répercussions économiques de cette décision. « Nous comprenons la nécessité d’une modernisation, mais nous sollicitons un délai supplémentaire et des solutions de relocalisation adaptées », a plaidé Togbui Kinikini Kokouvi, un des commerçants affectés.
En réponse, le maire a rappelé que les occupants avaient reçu une mise en demeure dès le 7 novembre 2024 et qu’ils avaient pris l’engagement de libérer les lieux. Il a cependant assuré que leurs doléances feraient l’objet d’un rapport adressé aux autorités compétentes. « Nous entendons vos préoccupations, mais la modernisation de notre ville exige parfois des sacrifices. L’ordre public et l’intérêt collectif doivent prévaloir », a-t-il déclaré.
Malgré ces discussions, la municipalité a réaffirmé sa détermination à faire respecter l’échéance du 15 mars. Toutefois, des réflexions sont en cours pour identifier des alternatives viables pour les exploitants concernés. « L’exécutif communal est à pied d’œuvre pour étudier les pistes d’accompagnement possibles. Un rapport sera soumis aux autorités compétentes, mais la mesure de déguerpissement demeure en vigueur », a conclu Joseph Gomado.
Anika A.









