Lomé, le 14 avril 2026-(©AfreePress)- Une nouvelle page s’ouvre dans les relations entre l’État togolais et les acteurs du système éducatif. Le 14 avril 2026, le gouvernement a signé avec les fédérations d’enseignants un mémorandum d’entente instaurant une trêve sociale de cinq (5) ans, marquant un engagement fort en faveur de la stabilité du secteur.
La signature est intervenue entre le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, et le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, en présence des représentants des organisations syndicales d’enseignants. Cet accord est présenté comme le résultat d’un processus de dialogue continu engagé depuis le mois de novembre.
Les négociations, menées dans un climat sobre et apaisé, ont été caractérisées par une volonté commune de privilégier l’efficacité plutôt que la mise en scène. Cette approche a favorisé un climat de confiance progressif, permettant d’aboutir à un consensus jugé solide et équilibré par les différentes parties.
Au cœur du mémorandum, figure l’engagement relatif au paiement du reliquat de la gratification exceptionnelle accordée aux enseignants. Celui-ci sera exécuté en trois étapes. Une première tranche avant le 20 avril 2026, une deuxième à la fin du mois de juin, et une dernière avant la rentrée scolaire. Ce calendrier échelonné vise à assurer la transparence et le respect des engagements financiers.
Les fédérations d’enseignants ont salué la qualité du dialogue et l’esprit d’écoute des autorités, soulignant une méthode de travail fondée sur la concertation et la responsabilité partagée. Elles ont également exprimé leur satisfaction quant à la prise en compte de leurs préoccupations.
Cet accord s’inscrit dans la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dont l’approche centrée sur le dialogue social est considérée comme un levier essentiel de stabilité et de cohésion dans le secteur éducatif.
Au-delà de son contenu technique, ce mémorandum est perçu comme un signal fort en faveur de la consolidation de la paix sociale et de la continuité du service public de l’éducation au Togo, dans un contexte où la stabilité constitue un enjeu majeur.
Albertine A.









