Lomé, le 03 décembre 2025-(©AfreePress)- Le Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF) poursuit son programme de rencontres thématiques en marge de la 20ᵉ Foire Internationale de Lomé (FIL). Mardi 2 décembre, un panel consacré aux Partenariats Publics-Privés (PPP) a réuni des experts, entrepreneurs et étudiants de l’École Supérieure de Management des Affaires (ESMA), autour du thème : « Partenariats Publics-Privés : quel cadre durable pour l’avenir de la FIL ? ».
La discussion a été animée par plusieurs personnalités de premier plan, à savoir M. Augustin Falschhau, représentant la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), M. Papson Anyinefa, venu du ministère du Commerce, Mme Judith Bifei Kombaté de la GIZ, ainsi que M. Vignon Aboki, président du Conseil National du Patronat (CNP-GPTME).
Dans son intervention, M. Falschhau a vanté les mérites due PPP constitue, a-t-il dit, un contrat à long terme par lequel l’État ou une institution publique confie à une entité privée la conception, la réalisation ou la gestion d’un service d’intérêt public, en contrepartie d’une rémunération versée soit par l’État, soit par les usagers, ou par les deux.
Ce dispositif, a-t-il rappelé, est encadré par la loi n°2021-34 du 31 décembre 2021, relative aux contrats PPP, ainsi que par le décret n°2022-066/PR du 11 mai 2022, qui précise les procédures de passation et d’exécution.
Concessions, affermages, régies intéressées… Autant de formules juridiques permettant d’adapter les projets publics aux besoins réels du terrain.
Un modèle économique à co-construire
Pour Mme Judith Kombaté (GIZ), la réussite d’un PPP repose sur une coordination efficace entre les acteurs publics et privés. Elle estime que le futur modèle appliqué au CETEF devrait aller au-delà des frontières nationales et intégrer une vision de durabilité, capable d’attirer des partenaires crédibles et des investissements structurants.

Le Patronat plaide pour un partenariat inclusif
De son côté, Vignon Aboki, représentant du Patronat, a salué l’initiative du CETEF pour cette 20ᵉ édition de la foire. Il a insisté sur la nécessité d’un partenariat inclusif intégrant l’État, le CETEF, la Chambre de commerce, les sponsors, les organisations professionnelles des PME-PMI, ainsi que les partenaires internationaux . « Nos organisations doivent pouvoir contribuer à définir un modèle équilibré et porteur, afin que la FIL puisse rayonner à l’échelle régionale et internationale », a-t-il souligné.
Un échange enrichissant pour les étudiants
Le public, composé en grande partie d’étudiants de l’ESMA, a pris une part active aux débats. « J’ai beaucoup apprécié les échanges et j’ai appris énormément sur les mécanismes de collaboration entre l’État et le secteur privé », a confié à la fin, Herman Bossou, étudiant en génie civil (Licence 3).
BLEWOUSSI René









