©AfreePress-(Lomé, le 24 novembre 2023 2023)-Les membres du gouvernement et ceux de la Cour des comptes étaient devant la Représentation nationale, vendredi 24 novembre 2023, pour un débat contradictoire portant sur le rapport d’audit du Fonds de Riposte et de Solidarité Covid-19 (FRSC), gestion 2020.
Cette audience spéciale, qui s’est déroulée au Siège de l’Assemblée nationale à Lomé, a été présidée par l’honorable Bernadette Leguezim-Balouki, présidente de la mission d’information de la Commission d’enquête mise en place par les élus du peuple dans le but d’approfondir les aspects financiers de cette affaire, qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive au sein de l’opinion publique.
À cette occasion, les principaux aspects et de l’affaire ont été abordés et débattus dans un format de dialogue interactif.
Les représentants des deux parties ont été soumis aux questions des élus du peuple liées à la gestion du fonds de riposte de la COVID-19. Des sujets relatifs notamment à l’« achat de riz », la « gestion du fonds Novissi », ou encore « l’acquisition des cliniques mobiles », entre autres.
« Il y a eu beaucoup de rumeurs autour de cet audit. C’est pourquoi l’Assemblée nationale, dans son rôle de contrôle de l’action gouvernementale, a souhaité entendre le gouvernement concernant cet audit. Initialement, le gouvernement avait fait une communication à ce sujet devant l’Assemblée. Suite à cela, l’Assemblée nationale a décidé d’approfondir les réponses obtenues lors de cette communication, ce qui a conduit à la création de cette commission spéciale d’enquête. Celle-ci a à son tour institué une mission d’information chargée d’explorer en profondeur le sujet afin d’apporter des éclaircissements à la population », a expliqué au préalable, Mme Bernadette Leguezim-Balouki.
Cette mission d’information de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale n’en est pas à sa première intervention sur ce dossier. Elle a précisé avoir déjà eu des rencontres à huis-clos avec les membres du gouvernement et ceux de la Cour des Comptes.
« Cette séance de débat contradictoire vise à mettre en confrontation directe les deux parties pour entendre leurs explications respectives. C’est une opportunité pour chacune d’elles de s’exprimer », a indiqué l’honorable Leguezim-Balouki.
Suite à cette audience, la commission d’enquête envisage d’élaborer un rapport qui sera prochainement présenté en plénière. Cela permettra à l’Assemblée nationale de tirer des conclusions et de donner son avis public sur la question.
Anika A.









