Lomé, le 16 janvier 2026 – (©AfreePress) – Les autorités ghanéennes ont procédé à l’expulsion de huit ressortissants africains impliqués dans des activités jugées illégales et attribuées au réseau Qnet, officiellement interdit au Ghana. Parmi les personnes concernées figurent trois ressortissants togolais, trois Burkinabés et deux Camerounais.
Selon les informations communiquées par le Service d’Immigration du Ghana (GIS), les intéressés avaient été interpellés en août 2025, à l’issue d’une enquête approfondie portant sur des opérations frauduleuses liées à ce réseau. Ils ont été reconnus coupables et condamnés le 9 septembre 2025 à une peine de six mois d’emprisonnement, qu’ils ont purgée à la prison de Nsawam.
Les Togolais concernés sont Sylvie Amatala, Prince Doubo et Ben Kaze. Le groupe comprend également trois ressortissants burkinabés, Alabe Sanga, Mohammed Jazaw et Souleymane Biibal, ainsi que deux Camerounais, Modesto Forgene et Clarisse Mafo. L’ensemble de ces personnes se sont retrouvées en situation irrégulière vis-à-vis de la législation ghanéenne sur l’immigration.
Dans un communiqué officiel en date du 13 janvier 2026, signé par la commissaire adjointe à l’Immigration, Mme Maud Anima Quainoo, les autorités précisent que les détenus ont, après leur condamnation, été transférés de la prison de Nsawam vers un centre de détention du Service de l’immigration à Accra, où ils sont restés en garde légale dans l’attente de la finalisation des procédures d’expulsion.
Le document indique par ailleurs que la majorité des personnes condamnées ont déjà été rapatriées vers leurs pays d’origine, tandis que les trois derniers ressortissants burkinabés devraient être expulsés d’ici la fin de la semaine, mettant ainsi un terme à ce dossier.
Profitant de cette communication, le gouvernement ghanéen a tenu à saluer la coopération des propriétaires de maisons, des hôtels et de la population, dont l’appui a été jugé déterminant dans la lutte contre les activités illégales impliquant des étrangers. Le GIS a également lancé un appel à la vigilance à l’endroit des bailleurs et propriétaires immobiliers, les exhortant à respecter strictement les règles encadrant la location de logements aux ressortissants étrangers.
Le Service d’Immigration du Ghana a enfin réaffirmé sa détermination à préserver l’intégrité territoriale du pays et à appliquer rigoureusement les lois en vigueur, sans exception ni complaisance, face à toute forme d’activité illicite.
BLEWOUSSI René









