Lomé, le 19 novembre 2024 –(©AfreePress)– Les chantiers d’infrastructures sanitaires inscrits dans le cadre du Projet Services de Santé Essentiels de Qualité pour une Couverture Sanitaire Universelle (SSEQCU) avancent avec une lenteur préoccupante. A l’occasion d’une tournée d’inspection effectuée les 15 et 16 novembre 2024 dans les régions des Plateaux, de la Centrale et de la Kara, le ministre de l’Accès aux soins et de la Couverture sanitaire, Jean-Marie Koffi Tessi, a exprimé sa profonde insatisfaction face aux retards accumulés.
Sur les 70 sites visités, de nombreux chantiers accusent des retards significatifs. Certains n’ont même pas atteint 40 % d’avancement, malgré des délais contractuels déjà largement dépassés.
« C’est inadmissible. L’État mobilise des ressources importantes pour ces projets vitaux, et nous ne pouvons pas tolérer de telles lenteurs alors que les populations attendent ces infrastructures avec impatience », a dénoncé le ministre.
Toutefois, des exceptions positives existent. À Kazakali (Tchamba), Fondah (Sotouboua) et Yéloum-Lékohan (Blitta), les travaux avancent avec des gros œuvres et toitures quasiment achevés, laissant espérer des livraisons prochaines.
Face à cette situation, le ministre Tessi a exigé des entreprises concernées qu’elles accélèrent les travaux pour rattraper les retards. Initialement prévus pour durer six mois, les délais d’exécution ont déjà été prolongés jusqu’à fin novembre 2024, une échéance que le ministre veut impérativement respecter.
Il a également insisté sur le rôle clé des missions de contrôle, leur demandant d’intensifier leur suivi technique et leurs conseils sur le terrain pour garantir une finalisation rapide et conforme des infrastructures.
Financé par la Banque mondiale, le projet SSEQCU vise à rapprocher les formations sanitaires des populations vivant dans des zones éloignées, avec pour objectif d’améliorer leur prise en charge médicale.
Malgré les difficultés, le ministre a tenu à saluer les efforts de certains entrepreneurs qui respectent leurs engagements. À Kazakali, il a exprimé son optimisme quant à une inauguration dans les semaines à venir.
« Nous devons être au rendez-vous. Il s’agit d’une responsabilité morale envers les populations qui comptent sur nous pour répondre à leurs besoins essentiels », a-t-il conclu.
Anika A.









