©AfreePress-(Lomé, le 19 août 2023)- Après une réunion de deux jours à Accra, au Ghana, les chefs d’état-major des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont pris des mesures en vue d’une possible intervention militaire au Niger pour rétablir l’ordre constitutionnel, trois semaines après le coup d’État contre le président Mohamed Bazoum.
Selon le commissaire aux affaires politiques de la Cédéao, Abdel-Fatau Musah, « le jour J a été décidé » pour l’intervention. Un accord a été conclu concernant les équipements, les ressources et les plans, tandis que les effectifs ont été déterminés. L’objectif de cette intervention est de libérer le Niger des mains des militaires au pouvoir et de permettre au pays de se concentrer sur la lutte contre le terrorisme.
Toutefois, l’option diplomatique n’est pas écartée. Le communiqué final indique que le projet doit être validé par la conférence des chefs d’État de la Cédéao pour être entériné. Le chef d’état-major nigérian souligne également que toutes les options restent sur la table, laissant la voie du dialogue ouverte.
Abdel-Fatau Musah précise que la Cédéao n’est pas en train de déclarer la guerre au Niger et qu’une possibilité de dialogue demeure. Cependant, il insiste sur le fait que l’opération ne sera pas embourbée dans des discussions sans fin. Il annonce également une mission diplomatique de la Cédéao au Niger le 19 août, bien que les tentatives précédentes de rencontrer le général Tchiani, membre de la junte, n’aient pas abouti.
L’article mentionne que des troupes sont déjà en mouvement vers les positions identifiées et retenues pour l’opération. Les pays contributeurs, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Guinée-Bissau, pourraient fournir environ 5000 hommes au total. Les détails sur les effectifs, l’armement et le plan d’attaque restent confidentiels.
Chaque pays contributeur financera les 90 premiers jours de l’intervention, et la Cédéao prendra en charge les coûts additionnels si nécessaire. Les chefs d’état-major ont été encouragés par le président ghanéen Nana Kuffo Addo lors de leur rencontre à Accra.
Olivier A.









