La ville de Kara a vibré au rythme des sciences à l’occasion de la Journée nationale des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM).
Cet événement s’inscrit dans le cadre du Plan sectoriel de l’éducation (PSE 2020–2030), mis en place par le Gouvernement du Togo avec l’appui de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), par l’intermédiaire de l’UNICEF.
Douze clubs scientifiques, sélectionnés parmi les meilleurs établissements scolaires des régions de la Kara, des Plateaux, de la Centrale et des Savanes, se sont réunis pour promouvoir l’enseignement des sciences.

Les élèves, véritables acteurs du changement, ont présenté et défendu des projets innovants conçus pour répondre à des problématiques concrètes de leurs communautés.
Des solutions technologiques adaptées aux réalités locales, des initiatives de protection de l’environnement, des outils facilitant l’accès à l’éducation et à la santé.
Encadrés par leurs enseignants et soutenus par les autorités du ministère de l’Éducation nationale, sous le leadership du ministre Mama Omorou, ces jeunes talents ont démontré que l’école peut être un véritable laboratoire d’idées et d’innovations au service du développement.
Deux clubs se sont particulièrement illustrés par la qualité et la pertinence de leurs projets. Il s’agit du club scientifique du CEG Bassar Ville, avec son initiative de transformation des déchets plastiques en sacs couplée à la plantation d’arbres et du club scientifique du Lycée de Kara, grâce à son projet de distributeur automatique d’eau et de jus.
Pour le président du jury, Yirthakle-Assê Karka, ce sont avant tout des solutions ancrées dans le réel qui ont fait la différence.
« Les meilleurs projets se sont distingués par leur capacité à apporter des réponses simples, concrètes et adaptées aux défis actuels », a-t-il souligné, insistant sur l’importance de l’utilité pratique des innovations présentées.
Au-delà de l’originalité, c’est également la pertinence des projets qui a retenu l’attention du jury. « Ces projets répondent à des problématiques locales avec des approches accessibles et porteuses d’impact », a-t-il précisé, mettant en avant leur potentiel de reproduction à plus grande échelle.
Le président du jury a par ailleurs salué l’ensemble des participants. « Les autres projets n’ont pas démérité », a-t-il ajouté, relevant que « les écarts de notes entre les productions sont assez négligeables », preuve du niveau globalement élevé de la compétition.

Dans une perspective d’amélioration, il a suggéré que « les prochaines évaluations puissent se faire domaine par domaine », afin de mieux valoriser la diversité des innovations présentées.
Cette reconnaissance constitue une motivation supplémentaire pour les élèves. « Nous sommes fiers d’avoir montré que nous pouvons proposer des solutions utiles pour notre communauté. Cela nous encourage à aller plus loin dans les sciences », a confié une participante des clubs scientifiques lauréats.

Fruit d’un partenariat exemplaire entre le ministère de l’Éducation nationale et l’UNICEF, la Journée nationale des STIM s’inscrit dans les priorités nationales du secteur éducatif. Elle contribue concrètement à la mise en œuvre des réformes visant à améliorer la qualité de l’éducation au Togo, en mettant un accent particulier sur l’apprentissage des disciplines scientifiques et techniques.
Par René Blewoussi









