Lomé, le 27 janvier 2025 -(© AfreePress)- Sept ans après leur arrestation lors des manifestations de 2018 organisées par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition (C14), les quatorze détenus politiques vont enfin être situés sur leur sort. Leur procès est prévu pour le lundi 3 février 2025 devant la Cour d’Assises de Lomé.
Les accusés – Adam Latif, Aliagbo Marzouk, Alles Atti, Banavei Bala, Boukari Djobo, Fofana Nafiou, Issa Issifou, Issa Saliou, Karrou Wawime, Kondouafia Tchasama, Mohamed Soulémane, Yacoubou Bilali, Yaya Soulémane et Youssif Ali, sont poursuivis pour complot contre la sécurité intérieure de l’État, groupement de malfaiteurs, troubles aggravés à l’ordre public et destructions volontaires.
En novembre 2023, la Cour de Justice de la CEDEAO avait donné raison aux détenus en ordonnant leur libération immédiate et le versement de 30 millions de F CFA chacun en guise de dédommagement. Cependant, cette décision est restée sans suite.
Le 3 février, aucun témoin ne sera appelé à la barre, selon des informations recueillies par l’Agence de presse AfreePress. Les accusés bénéficieront toutefois du soutien d’un collectif d’avocats composé de Me Kpandé-Adzaré, Me Amazohoun, Me Kassa-Traoré, Me Atsoo et Me Mensah Attoh, qui plaideront leur cause face à des accusations jugées « lourdes ».
Anika A.









