Lomé, le 15 octobre 2025-(©AfreePress)- Les Miabôh RSE Days / MiRDa ont officiellement démarré mardi 14 octobre à Lomé, sous le thème évocateur : « RSE, société et viabilité : construisons ensemble un avenir durable ».

Véritable plateforme d’échanges et d’initiatives en faveur du développement durable, l’événement ambitionne de faire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) un pilier central de la transformation économique, sociale et environnementale en Afrique de l’Ouest.
Durant cinq jours, experts, institutions publiques, entreprises, communautés locales, universitaires et organisations citoyennes débattront autour de panels, ateliers, concours et expositions, dans le but de valoriser les bonnes pratiques et de faire émerger des engagements concrets pour la durabilité.
À l’ouverture de l’événement, la présidente de MiRDa, Essomandan Gnassingbé, a lancé un vibrant appel à la mobilisation collective. « La RSE et le développement durable, c’est l’affaire de tout le monde. Cela nous concerne tous, parce que nous aspirons tous à un avenir meilleur », a-t-elle indiqué et d’ajouter : « J’invite donc tout le monde à faire le déplacement, parce qu’ils vont forcément apporter quelque chose en venant au MiRDa ».

La première journée a été marquée par trois panels riches en échanges, dont l’un animé par M. Martin Drevon, Directeur général de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT).
Dans son exposé, celui-ci a présenté la vision stratégique de son entreprise en matière de RSE . « La Responsabilité Sociétale des Entreprises n’est pas une option, mais une conviction. Elle est au cœur de la performance et de la durabilité de nos organisations. Nous vivons à une époque où la croissance économique, prise isolément, ne suffit plus à assurer le progrès collectif », a-t-il enchaîné.

La politique RSE de la NSCT repose sur trois piliers fondamentaux à savoir le bien-être des communautés, la protection de l’environnement et la transformation durable des pratiques agricoles.
Ces engagements se traduisent par des actions concrètes telles que la mise en terre de plus de 10 000 arbres, l’installation de foyers améliorés dans les zones rurales, la création de 168 Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC), et la formation de plus de 37 000 producteurs à des techniques agricoles durables.

Au cours du second panel, M. Kossi Y. Assogbavi, Responsable Communication, RP et RSE à la NSCT, a apporté plus d’éclairage sur la mise en œuvre de ces initiatives.
« Nos agents de terrain n’enseignent pas seulement aux producteurs de faire du coton. Nous avons intégré l’éducation nutritionnelle dans notre accompagnement, avec des régimes alimentaires adaptés, », a-t-il rapporté.
Sur le plan de la prise en charge sanitaire, il a salué les résultats concrets obtenus par la caravane de santé organisée par la société. « Nous avons soigné gratuitement plus de 2 600 personnes, réalisé 14 forages et 8 autres sont en cours. Chaque forage est testé pour garantir la potabilité de l’eau ».
Selon ses propos, la NSCT agit aussi en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes.
« Nous avons noué des partenariats avec trois institutions de formation pour créer un lien direct entre les métiers industriels et les formations techniques. Les étudiants peuvent faire des stages dès la première année », a-t-il précisé.

Les actions de l’entreprise bénéficient à l’ensemble des communautés rurales. C’est ce qu’il a rappelé dans son intervention. « Lorsque nous entretenons des pistes rurales, ce n’est pas uniquement pour le coton. Ces pistes servent à toute la communauté, y compris les petits commerçants et transporteurs », a-t-il insisté reconnaissant toutefois que plusieurs défis demeurent.
« Les moyens financiers sont limités, les besoins sont nombreux. Il nous faut aussi apprendre à mieux exploiter les données que nous collectons sur le terrain », a-t-il fait noter avec la promesse d’améliorer la situation.
La NSCT a également initié un programme agroécologique en partenariat avec des universités, afin de promouvoir des pratiques agricoles respectueuses des sols et de l’environnement notamment avec l’Université de Lomé, l’Université Essex du Royaume Uni avec l’implication de l’ITRA.

Au-delà des projets structurés, la politique RSE de la société s’incarne dans les initiatives citoyennes de ses employés. Dons de sang, campagnes de reboisement, accompagnement des jeunes et accueil de stagiaires.
« La RSE n’est pas un coût, c’est un investissement. Elle crée de la valeur économique, sociale et environnementale. Elle renforce la confiance entre l’entreprise, ses producteurs et les communautés », a martelé pour sa part, M. Martin Drevon, à la fin de son intervention, rappelant la portée stratégique de cet engagement.
« La durabilité n’est pas un slogan, c’est une responsabilité collective. Aucun acteur ne peut réussir seul. C’est en conjuguant nos efforts que nous bâtirons un avenir où prospérité et durabilité ne feront qu’un », a-t-il fait savoir.
La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) est en charge de la filière cotonnière togolaise dans le but de relancer le secteur après une crise dans le secteur. Elle a pour mission de gérer l’intégralité de la chaîne cotonnière, de l’engagement des producteurs à la commercialisation, en passant par l’égrenage et la commercialisation. Actionnaire majoritaire (51 %), le groupe singapourien Olam détient la NSCT et soutient ses efforts pour augmenter la production, améliorer le rendement et garantir des revenus décents aux producteurs.
Espoir K.









