Lomé, le 1er février 2024-©AfreePress)-La mise en œuvre de l’assurance-maladie universelle (AMU) au Togo a été au cœur des débats lors de la rentrée syndicale du corps médical, organisée, mercredi 31 janvier 2024 à Lomé par le Collectif des syndicats de la santé au Togo. Sous le thème : « Quels agents de santé pour une AMU réussie ? ».
Les différents corps du secteur de la santé étaient réunis à cette occasion et ont parlé des défis liés à la politique sanitaire au Togo. Politique initiée par le Président de la République, Faure Gnassingbé.
Dr Gilbert Tsolényanu, porte-parole du Collectif des syndicats de la santé au Togo, a appelé à cette occasion, ses collègues à une auto-évaluation du personnel de santé en vue de garantir le succès de l’AMU.
« En attendant que nous allions à l’effectivité de l’AMU, il faut que nous nous remettions en cause, par rapport à des critiques qui nous sont formulées, notamment l’accueil et d’autres mauvaises pratiques (…) Les cas de manipulations de téléphone portable au service, des ventes illicites de médicaments. Ceux qui viennent au service avec des sacs plein de médicaments, cela doit cesser. L’agent de santé n’est pas une pharmacie ambulante », a martelé Dr Gilbert Tsolényanu.
Si le personnel de santé est appelé à bien accomplir sa mission, le gouvernement est aussi exhorté à faire sa part. Dans ce sens, une plateforme revendicative a été formulée par l’ensemble des praticiens hospitaliers. Elle sera prochainement remise au ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de l’Accès Universel aux Soins, Prof Moustafa Mijiyawa.
Dans cette plate-forme, le personnel soignant demande entre autres, une prime de 50 000 FCFA par catégorie, la révision des calculs de l’indemnité à la retraite, la mise en œuvre de mesures pratiques sur la formation de la fonction publique hospitalière, la clarification de la situation des assujettis de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de l’Institut national de l’assurance maladie (INAM), ainsi que l’obtention de tickets modérateurs pour le cas de l’AMU.
« Ce sont des revendications pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de nous, agents de santé. Des AG synchronisées sont prévues pour la restitution des discussions que nous aurons, les semaines prochaines, avec le gouvernement par rapport à cette demande. Le 21 février se tiendra une AG pour faire le point des discussions puis décider des actions à tenir », a indiqué Kougbessa Sarakawa-Abalo, l’un des secrétaires généraux du collectif.
Il faut souligner que dans son intervention, Dr Gilbert Tsolényanu a rappelé les problèmes qui minent le secteur de la santé au Togo, tels que la manipulation de téléphones portables au service, la vente illicite de médicaments et l’importance de mettre fin à de telles pratiques.
Les agents de santé ont également formulé une plateforme revendicative, incluant une prime de 5 000 FCFA par catégorie, la révision des calculs d’indemnités de retraite, pise en compte de mesures sur la formation de la fonction publique hospitalière, la clarification des assujettis de la CNSS et de l’INAM, ainsi que l’obtention de tickets modérateurs pour l’AMU.
Anika A.









