Lomé, le 20 mai 2025 –(©AfreePress)- À l’approche des élections municipales prévues pour le 10 juillet 2025, la question du montant de la caution électorale cristallise les tensions au sein de la classe politique.
Fixée à 50 000 francs CFA pour les candidats de sexe masculin, cette somme est jugée prohibitive par plusieurs formations politiques, qui y voient un frein majeur à la participation citoyenne, en particulier chez les jeunes et les personnes issues de milieux modestes.
Cette revendication a été largement débattue lors de la 20ᵉ session du Cadre permanent de concertation (CPC), tenue le lundi 19 mai à Lomé. La séance, présidée par Me TCHASSONA-TRAORE Mouhamed, président du Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MCD), s’est déroulée en présence du ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie traditionnelle, le Colonel Hodabalo Awaté, et de plusieurs responsables politiques.
De nombreuses voix se sont élevées pour exiger une révision à la baisse de ce montant. Une proposition de réduction à 20 000 ou 25 000 F CFA a été largement soutenue par les intervenants.
« Une telle mesure rendrait le processus électoral plus inclusif et permettrait à tous les citoyens, sans distinction, de faire entendre leur voix dans la gestion des affaires locales », a défendu Me TCHASSONA-TRAORE.
En plus de la question de la caution, les participants ont plaidé pour une augmentation des subventions publiques destinées aux campagnes électorales. Ils ont également suggéré un léger report du scrutin, estimant que les conditions actuelles ne permettent pas à tous les partis d’aborder la campagne dans un climat équitable.
Le Cadre permanent de concertation (CPC), fruit des recommandations issues de la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP), se veut un espace de dialogue permanent, dédié aux grandes questions politiques, économiques, sociales et sécuritaires du pays. Il vise à renforcer les fondements démocratiques et à favoriser un climat de confiance entre les différents acteurs de la vie publique.
Anika A.










