Lomé, le 11 juin 2026-(©AfreePress)-Le Togo abrite le prochain Sommet de l’innovation sur l’énergie nucléaire en Afrique (NEISA 2027), ce, après le succès retentissant de celui de Kigali en mai dernier. L’annonce de la tenue de ce grand rendez-vous nucléaire à Lomé a été faite par Paul Kagamé lui-même à la clôture de la précédente tenue du 18 au 21 mai.
Le choix stratégique porté sur le Togo pour accueillir le prochain Sommet de l’innovation sur l’énergie loin d’être le fruit d’un hasard mais une reconnaissance des avancées engagées par le pays à travers son Président de Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé en matière du nucléaire ces dernières années.
En 2025, le Togo a été élu au Conseil des gouverneurs de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), l’organe suprême de gouvernance de l’agence multilatérale, une reconnaissance qui a certainement pesé dans le choix de Lomé pour abriter l’édition 2027 et le met au cœur des décisions mondiales concernant la sûreté nucléaire et les usages pacifiques du nucléaire.
Un autre fait non moins important est la récente signature d’un contrat avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), un Cadre de programmation pays (CPP) couvrant la période 2026-2031 dans lequel le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, et le directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, ont apposé leurs signatures à Vienne en Autriche pour un accord quinquennal encadrant l’accompagnement technique et institutionnel de l’agence onusienne dans la mise en œuvre de la politique nucléaire togolaise.
Sur le plan national des mesures ont été également prises. Le Togo a déployé une architecture institutionnelle adaptée, en témoigne la création du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEAT) en janvier 2025, chargé de piloter les programmes de recherche, de formation et d’application des technologies nucléaires dans la santé, l’agriculture et l’énergie. Cette structure centrale remplace une multiplicité d’initiatives fragmentées et crée une cohérence dans l’approche gouvernementale.
Le Togo a parallèlement signé en décembre 2024 un accord avec la société américaine Nano Nuclear Energy pour la production d’électricité à partir de microréacteurs nucléaires. Cet accord revêt une importance stratégique pour le pays, qui cible l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030. Les microréacteurs pourront alimenter les zones non connectées au réseau national, accélérant ainsi la couverture électrique.
René BLEWOUSS






