Lomé, le 29 mars 2024-(©AfreePress)-La nouvelle constitution adoptée par l’Assemblée nationale dans la nuit du 25 mars 2024 continue de crisper l’atmosphère et de susciter des réactions.
Une partie de l’opposition, surtout extra-parlementaire, critique vivement l’initiative et appelle la population à des manifestations populaires.
Pour le ministre des Enseignements primaire, secondaire et technique, le Professeur Komla Dodzi Kokoroko qui était l’invité d’un panel de discussions sur la question organisée vendredi à l’hôtel 2 février à Lomé, ces critiques ne tiennent pas la route.
« Nous avons du respect pour l’opposition, mais en réalité, elle a juridiquement tort parce qu’elle a été politiquement absente du jeu politique. Si ces partis n’avaient pas boycotté les législatives de 2018, ils auraient eu des députés et auraient alors pu se prononcer librement », a-t-il lancé.
Le juriste, ancien Président de l’Université de Lomé, estime qu’il faut ‘’dépassionner’’ le débat et ‘’dédramatiser’’ les évolutions constitutionnelles.
La révision constitutionnelle effectuée par les députés consacre dans un premier temps « le passage de la IVe République à la Ve République ». Et dans cette nouvelle République le régime présidentiel est supprimé pour laisser place au régime parlementaire. Le texte institue aussi un poste de « Président du conseil des ministres » élu par l’Assemblée nationale en remplacement du poste de Premier ministre pour gérer l’action gouvernementale.
Pour le gouvernement, cette nouvelle constitution vise à « renforcer la stabilité juridique du pays, garantir la stabilité et la continuité de l’Etat de droit, créer des bases solides pour la participation et l’inclusion citoyenne aux politiques ainsi qu’à la gestion de la chose publique, organiser la République et les pouvoirs en fonction de l’évolution et des réalités de l’intégration sous régionale (du Togo) et, enfin, protéger et renforcer les droits et libertés fondamentaux des citoyens ».
Anika A.









