Lomé, le 27 mars 2024-(©AfreePress)-L’Assemblée nationale a procédé, lundi 25 mars 2024, à la révision de la constitution, instaurant par là, une nouvelle République au Togo. La cinquième République avec un régime parlementaire.
Pour le Mouvement Citoyen pour la Liberté (MCL), il s’agit d’« un coup d’État constitutionnel » perpétré par le parlement, et selon ce mouvement, seul le Chef de l’État, Faure Gnassingbé, peut corriger la situation afin de rétablir l’ordre constitutionnel.
« J’espère que le Président de la République, étant un homme magnanime qui a étudié dans plusieurs pays développés du monde, ne va pas promulguer cette loi votée par l’Assemblée nationale. Je crois qu’il n’est pas informé de ce qui se passe, compte tenu de ses charges présidentielles, et qu’il prendra en compte les événements ailleurs, notamment au Sénégal, pour mettre fin à cette violation de la constitution », a laissé entendre Olympio Ayao Roméo, leader de ce mouvement en conférence de presse, mardi 26 mars 2024 à Lomé.
L’Assemblée nationale actuelle, a-t-il dit, est ‘’illégale’’ et ‘’illégitime’’ pour procéder à ce genre de changement de régime présidentiel, étant donné qu’elle est en fin de mandat. « Il était impératif de demander l’avis de la population à travers un référendum », a-t-il indiqué.
« L’heure est grave car ce que les députés sont en train de faire est illégitime et illégal. L’article 59 stipule que le Président de la République est élu au suffrage universel (…) Cette disposition ne peut être modifiée que par voie référendaire. Il est donc très regrettable que nous soyons confrontés à un changement de régime qui ne respecte pas cette procédure », a affirmé M. Roméo.
Un appel pressant a été lancé à la communauté internationale, notamment à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à l’Union africaine (UA), a réagir sur ce dossier et empêcher l’avancement de ce projet de modification constitutionnelle, conformément à leurs textes respectifs.
Anika A.









