Lomé, le 13 avril 2024-(©AfreePress)-La modification de la constitution togolaise, opérée le lundi 25 mars 2024 par les députés, continue de soulever des débats passionnés au sein de la classe politique. Au cœur de cette controverse, se trouve la question du basculement du régime présidentiel vers un régime le régime parlementaire, une décision qui est à l’origine d’un débat houleux.
Parmi les voix importantes qui soutiennent le projet de révision constitutionnel et de changement de régime, figure en bonne place, celle de Pascal Akoussoulèlou Bodjona, ministre conseiller du Président de la République.
Cette évolution constitutionnelle marque la fin du débat sur la présidence à vie au Togo, selon lui. L’homme se positionne contre l’idée répandue selon laquelle le régime parlementaire proposé par les députés serait une sorte de stratagème trouvé pour maintenir l’actuel chef de l’État, Faure Gnassingbé, en fonction ad-vitam-aeternam.
Le conseiller spécial du Chef de l’Etat soutient que ce nouveau régime ne garantit en aucun cas une présidence à vie.
Dans une capsule vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, Pascal Bodjona expose son point de vue de manière claire et argumentée.
« Le Président de la république est élu pour un mandat unique de 6 ans. On ne serait en aucun cas être à la fois, président de la République et le président du Conseil. Le président du Conseil, son existence est liée par rapport à sa majorité. Mais le Président de la République est élu pour un mandat de 6 ans point barre. Et je peux vous dire que c’est une alternance qui sera une réalité », a-t-il affirmé.
Il souligne qu’un dirigeant politique ayant l’intention de s’accrocher au pouvoir ne choisirait pas volontairement un régime parlementaire. Cette forme de gouvernement, où le pouvoir exécutif est exercé par le cabinet dirigé par un Premier ministre responsable devant le parlement, ne favorise pas la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul individu, défend-il.
« Je ne vois pas en quoi quelqu’un qui aurait l’ambition de se maintenir à la présidence va opter pour le régime parlementaire », déclare-t-il l’ancien ministre de l’Administration territoriale, qui insiste sur l’importance d’ouvrir le débat et d’examiner toutes les implications de cette transition institutionnelle.
Il rejette catégoriquement l’idée que le régime parlementaire puisse légitimer une présidence à vie.
Il faut noter que le Chef de l’État, face au débat suscité par la modification constitutionnelle togolaise, a décidé de renvoyer le texte en seconde lecture tout en recommandant une large consultation de toutes les couches de la société afin d’enrichir le document.
Raphaël A.









