©AfreePress-(Lomé, le 13 oct. 2023)-L’affaire de la vente illégale de médicaments antivenimeux au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Kara, continue de susciter de vives réactions.
Jeudi 12 octobre 2023, « l’Alliance ENSEMBLE » a aussi réagi sur le sujet, exprimant sa consternation face aux agissements de l’agent de santé pointé du doigt.
Selon cette coalition de partis et mouvements politiques, les sanctions prises à l’encontre de l’agent fautif sont insuffisantes pour résoudre le problème.
« L’Alliance ENSEMBLE fait observer que les sanctions du Directeur du CHU Kara suivies de celle du ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social sont le minimum qu’on puisse attendre du gouvernement pour proscrire ces mauvaises pratiques dans nos hôpitaux et centres de santé », a indiqué le communiqué signé de Me Mouhamed TCHASSONA TRAORE.
En outre, l’Alliance ENSEMBLE dénonce le silence observé dans cette affaire par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Prof Moustafa Mijiyawa, depuis la saisine de l’OPS-Afrique, soulignant que le ministre devrait rendre des comptes sur la pénurie de sérum antivenimeux dans les hôpitaux du pays.
Dans ce sens, la coalition formule plusieurs recommandations au gouvernement.
Elle appelle à la mise en place d’une riposte d’urgence et la formation du personnel des centres de santé et des structures sanitaires sur leurs obligations et responsabilités.
De plus, elle suggère la création de cellules de veille sanitaire dans les 117 communes du Togo en collaboration avec les acteurs sociaux. Ces cellules auraient pour mission, selon elle, de signaler les manquements observés dans les centres de santé.
Pour rappel, l’affaire a commencé à la suite de l’admission d’un patient au CHU KARA suite à la morsure d’un serpent.
Le médecin traitant a prescrit un sérum antivenimeux appelé Inoserp, que la pharmacie de l’hôpital ne possédait pas. La famille du patient a donc dû se rendre dans une pharmacie externe, où elle a découvert que les deux flacons prescrits coûtaient 137 750 FCFA.
Le médecin a ensuite proposé d’acheter le même produit pour 60 000 FCFA par boîte, contenant deux flacons. L’état du patient ne s’est pas amélioré, et le médecin a prescrit le même produit deux fois de plus, empochant un total de 180 000 FCFA en deux jours.
Le troisième jour, le médecin a proposé six flacons du même remède avec une réduction de 60 000 FCFA, signifiant que les parents devraient payer 120 000 FCFA pour le produit. OPS-AFRIQUE a porté cette affaire à l’attention du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique.
Anika A.









