Lomé, le 27 février 2026 -(©AfreePress)- Les exploitants de bars et restaurants installés sur le littoral de la commune Golfe 1 plaident pour un délai supplémentaire avant de libérer les lieux. Réunis en conférence de presse jeudi à Lomé, les membres de l’Association des Tenanciers de Bars et Restaurants (ATBR) ont officiellement sollicité un report de l’échéance fixée au 28 février 2026, proposant une prorogation jusqu’à décembre prochain.
Dans sa déclaration liminaire, le secrétaire général de l’ATBR Golfe 1, Joachim Mensah, a rappelé que l’occupation du site s’était faite à titre provisoire, en concertation avec la municipalité du Golfe 1.
Selon lui, la présence des établissements sur le littoral a contribué à l’animation économique de la zone et à la création d’emplois. Depuis 2022, l’association affirme avoir généré 744 emplois, touchant serveurs, cuisiniers, agents de sécurité, chauffeurs et personnels administratifs.
Les concernés ont exprimé leur reconnaissance aux autorités locales et nationales, notamment au maire de la commune Golfe 1, au gouverneur du District autonome du Grand Lomé, ainsi qu’aux ministères sectoriels concernés. Ils ont également salué l’action des forces de sécurité pour la préservation de l’ordre sur le site.
Tout en affirmant ne pas contester la décision de l’État de récupérer le domaine public maritime dans le cadre des opérations de salubrité et de réaménagement du littoral, l’ATBR appelle à une mesure d’accompagnement.

Les tenanciers expliquent avoir besoin de temps pour démonter leurs installations, apurer leurs engagements financiers et organiser la reconversion de leurs employés. « Nous souhaitons partir de manière responsable, sans laisser nos collaborateurs dans l’incertitude », a insisté Joachim Mensah, sollicitant l’attention du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour l’octroi d’un délai exceptionnel.
La demande intervient alors que le gouvernement poursuit son programme de réhabilitation du littoral, visant à renforcer l’attractivité touristique et environnementale de la capitale.
L’Association espère que sa requête sera examinée avec bienveillance, afin de permettre une sortie progressive et ordonnée, conciliant impératifs d’aménagement urbain et considérations socio-économiques.
Albertine A.









