Lomé, le 17 février 2024-(©AfreePress)- Le Président togolais, Faure Gnassingbé était, vendredi 16 février 2024, en visite d’amitié et de travail à Abidjan, où il a eu des entretiens avec le Président de la République ivoirienne, Alassane Ouattara.
Au cours de cette rencontre, les deux dirigeants ont examiné la situation sociopolitique et sécuritaire dans la sous-région, en tenant compte notamment des récentes décisions de certains pays de quitter la CEDEAO. Ils ont appelé les uns et les autres à éviter l’immobilisme, à poursuivre le dialogue et la concertation avec les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) afin de les ramener à de bons sentiments. Ils ont en outre appelé les Chefs d’Etat à préserver la stabilité des pays membres de la CEDEAO et à surtout protéger les populations de la région.

« Ce fut une discussion difficile, car les problèmes le sont également. Notre région n’a jamais connu de telles épreuves. La question du terrorisme nous affecte tous, car si un pays est touché, nous le sommes tous. De plus, il y a un pays sous sanctions et des États qui sont suspendus, faisant face à des difficultés », a déclaré le Président togolais lors d’une conférence de presse après l’audience et d’ajouter ceci : « Nous sommes préoccupés également par la décision prise par nos frères de quitter la CEDEAO et nous croyons qu’un dialogue est toujours possible. Nous ne devons pas arrêter de parler tant que nous n’avons pas trouvé la solution. Avec ce que nous vivons, il est important que nous puissions avoir de tels échanges pour nous tenir au courant de l’évolution des choses pour que les problèmes ne soient pas comme gelés entre deux sommets, mais que nous continuons de nous préoccuper, que nous continuons de rechercher inlassablement la solution. J’ai senti le Président (Alassane Ouattara, NDLR) très soucieux du sort des populations au Niger notamment. Nous pensons aussi naturellement au Président Bazoum. Nous avons aussi parlé de cela. Ces deux situations qui sont évidemment tristes, le sort des populations et de Bazoum, ne règlent pas le problème. Quels sens ont les sanctions que nous prenons et comment faire pour dépasser tout cela ? Le statu quo, l’immobilisme que nous connaissons aujourd’hui n’est plus possible. Nous n’avons pas à trouver une solution individuelle, Alassane Ouattara et moi-même. C’est une solution qui doit être trouvée au sein de l’organisation régionale. Nous avons bon espoir que nous finirons pas trouver une solution à la satisfaction de tout le monde. Il ne s’agit pas de dire que telle partie a raison ou que telle autre partie a tort. Mais il s’agit d’avoir un espace régional qui retrouve la paix, qui retrouve la sécurité et des populations qui vaquent librement à leurs occupations. Il est question que nous reprenions le cours des événements et nous sommes convaincus que tant que la solution n’est pas trouvée, nous devons continuer à travailler, à discuter à dialoguer, parfois pour nous dire des choses qui ne sont pas forcément agréables à entendre», a-t-il enchaîné.
Les deux chefs d’État ont souligné la nécessité de revoir les stratégies de gestion et de résolution de ces crises, en mettant l’accent sur le dialogue et la concertation.
« Nous nous sommes interrogés sur la nécessité, peut-être, de réévaluer nos stratégies de résolution de ces crises. Nous nous sommes également préoccupés de la décision prise par nos frères de quitter la CEDEAO. Nous croyons qu’un dialogue est possible. Nous avons bon espoir que nous trouverons une solution satisfaisante pour tous », a affirmé le Président Faure.

De son côté, le Chef de l’État ivoirien a exprimé sa gratitude à son homologue togolais, en sa qualité de Médiateur de la CEDEAO pour le Niger, pour la qualité de l’entretien. En tant que Médiateur de la CEDEAO pour le Niger, il s’est réjoui de la qualité de l’échange avec le Président ivoirien et a encouragé ce type de réflexions et d’échanges bilatéraux, indépendamment des Sommets ou des Conférences, dans le but de trouver des solutions pour un retour à la paix, à la sécurité et à la stabilité dans la sous-région.
Anika A.









