Lomé, le 22 avril 2024-(©AfreePress)-Après avoir été renvoyée en deuxième lecture par le Chef de l’État Faure Gnassingbé, la nouvelle constitution a finalement été approuvée par l’Assemblée nationale, vendredi 19 avril 2024, faisant basculer le pays dans la cinquième république avec un régime parlementaire.
Au lendemain de ce vote, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) a tenu à dénoncer cette réforme constitutionnelle, et parle de violation des dispositions légales nationales et communautaires.
Dans un communiqué rendu public, samedi 20 avril 2024, le CAR a exprimé son étonnement face à l’adoption de la loi portant changement de constitution par l’Assemblée Nationale, malgré les multiples interpellations. Le parti, présidé par Yao Daté, souligne dans son communiqué, que cette démarche constitue une nouvelle violation de la loi fondamentale du pays ainsi que du protocole additionnel de la CEDEAO, qui interdit toute modification constitutionnelle à six mois des élections.
Face à la situation, le parti du « bélier noir » a lancé un appel à la CEDEAO, dont une mission est actuellement au Togo, afin d’intervenir auprès du Chef de l’État Faure Gnassingbé pour faire entendre raison aux députés.
Le communiqué exhorte également le Président de la République et l’appelle à s’abstenir de promulguer la loi sur le changement constitutionnel, dans le but de préserver la paix et la stabilité sociale.
Anika A.








