Lomé, le 26 janvier 2026- (©AfreePress) – À l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux à la presse togolaise, tenue le vendredi 23 janvier 2026 à la Résidence de France à Lomé, l’ambassadeur de la République française au Togo, Augustin Favereau, s’est exprimé sur plusieurs dossiers d’actualité structurant les relations bilatérales entre Paris et Lomé. La coopération culturelle, les projets de l’Agence française de développement (AFD) dans le pays ainsi que la situation des médias internationaux RFI et France 24, actuellement suspendus au Togo, ont été au cœur des échanges.
S’agissant de la suspension de ces deux chaînes, le diplomate français a rappelé que la décision ne relevait pas de sa compétence directe, invitant les médias à se rapprocher de l’autorité nationale de régulation. Il a toutefois clairement exprimé son souhait de voir RFI et France 24 rétablies, soulignant les bénéfices multiples qu’un tel retour représenterait pour le paysage médiatique togolais.
Selon lui, la présence de médias internationaux reconnus contribue à la qualité de l’information, renforce le pluralisme médiatique et constitue un indicateur positif de l’état de la liberté de la presse.
« Plus il y a de médias professionnels, sérieux, diffusant en plusieurs langues et travaillant dans le respect de la déontologie, plus la lutte contre la désinformation est efficace », a-t-il confié à l’agence de presse AfreePress, qualifiant RFI et France 24 de médias crédibles et responsables.

Augustin Favereau s’est dit confiant quant à un dénouement favorable, évoquant un dialogue soutenu et constant entre les autorités togolaises et les responsables de ces médias. Plus largement, il a souligné que cette dynamique de concertation illustre la nature des relations franco-togolaises, caractérisées, selon lui, par un dialogue permanent, ouvert et constructif à tous les niveaux. « Je qualifierais la relation entre la France et le Togo de bonne », a-t-il affirmé.
Abordant enfin la question sensible de visas, l’ambassadeur a tenu à dissiper toute ambiguïté. Aucun quota n’est imposé au Togo. Il a précisé qu’un dossier complet, conforme aux pièces exigées, permet l’obtention du visa dans les règles établies.
Olivier A.









