Lomé, le 26 septembre 2025 (©AfreePress) – Le climat social reste tendu dans le secteur bancaire et des assurances au Togo après la décision de SUNU Bank Togo de procéder au licenciement de 42 employés dans le cadre d’une restructuration interne. Cette mesure, initialement prévue pour concerner 120 agents, a été réduite à la suite des médiations conduites par les ministères chargés des Finances et du Travail.
Selon la direction de la banque, ce plan s’inscrit dans une stratégie visant à restaurer la rentabilité de l’établissement et à faire face aux difficultés économiques rencontrées depuis plusieurs mois. Il prévoit également la fermeture de sept agences et points de service jugés non rentables. Les salariés concernés auraient bénéficié d’indemnités allant de huit à soixante-six mois de salaire net, en fonction de leur ancienneté et de leur statut.
Les syndicats SYNBANK et SYNASSUR contestent cependant la légitimité du motif économique avancé. Ils réclament l’annulation pure et simple des licenciements, l’instauration d’un plan de départ volontaire et la cessation de toutes poursuites visant certains délégués syndicaux. Dans une déclaration récente, ils ont rappelé que « les raisons invoquées par la direction ne sont ni réelles ni sérieuses » et maintiennent leur préavis de grève de soixante-douze heures, prévu les 24, 25 et 26 septembre.
Face à ces tensions, le ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Gilbert Bawara, a exhorté les responsables syndicaux à reconsidérer leur mot d’ordre. Selon lui, « les conditions légales d’une grève régulière ne sont pas réunies » au regard des motifs avancés. Il a néanmoins insisté sur la poursuite du dialogue et sur la recherche de solutions équilibrées, tout en rappelant l’engagement de l’État à veiller au respect scrupuleux des droits des travailleurs.
L’issue de ce bras de fer demeure incertaine. Entre la volonté des syndicats de défendre les acquis sociaux et les impératifs économiques affichés par la direction de SUNU Bank Togo, l’équilibre reste fragile. Le gouvernement tente de maintenir la concertation afin d’éviter une paralysie des activités dans un secteur stratégique pour la stabilité financière du pays.
Olivier A.









