Lomé, le 7 février 2025 -(©AfreePress)– À quelques jours des élections sénatoriales du 15 février, les accusations de corruption secouent l’opposition togolaise. Au cœur de la polémique, une déclaration de Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, Secrétaire générale de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), dénonçant l’achat de voix par certains candidats de l’opposition.
Invité sur Victoire FM, le 4 février 2025, une radio privée de la place, Me Mouhamed Tchassona-Traoré, leader du Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MCD) et candidat aux sénatoriales dans la circonscription d’Agoè-Nyivé, a balayé ces allégations avec ironie. « Quand je l’ai écoutée, cela m’a fait sourire », a-t-il confié, avant d’appeler Mme Adjamagbo-Johnson à plus de prudence dans ses déclarations et à une vérification rigoureuse de ses sources.
Selon la Secrétaire générale de la CDPA, certains candidats auraient tenté de s’acheter les voix des grands électeurs en leur offrant 50 000 FCFA ou des sacs de riz. Mais Me Tchassona-Traoré réplique en affirmant que ce sont plutôt certains conseillers municipaux et régionaux eux-mêmes qui monnayent leur vote, réclamant parfois jusqu’à 1 million de FCFA pour leur soutien. « Il est possible qu’elle ait été informée de telles pratiques, mais elle doit interroger directement les acteurs concernés avant de tirer des conclusions », a-t-il insisté.
Face à ces révélations, Me Mouhamed Tchassona-Traoré s’inquiète pour l’image du processus électoral, dénonçant des dérives qui risquent de fragiliser la crédibilité du scrutin. « Il est essentiel que les grands électeurs votent en toute responsabilité, en privilégiant l’intérêt supérieur du pays », a-t-il exhorté.
Alors que le Togo s’apprête à élire son premier Sénat, ce climat de méfiance et de tensions internes au sein de l’opposition vient alimenter les suspicions de corruption et laisse présager un scrutin sous haute pression.
Anika A.










