Lomé, le 16 mars 2026-(©AfreePress)- Le gouvernement renforce l’encadrement de la commercialisation de la noix de cajou afin d’encourager la transformation locale. Un arrêté interministériel a été signé par le ministre chargé de l’économie, Badanam Patoki, et le ministre de l’agriculture, Antoine Gbegbeni, modifiant certaines dispositions de la réglementation en vigueur depuis 2008.
Désormais, tout acheteur agréé ainsi que toute société coopérative de producteurs devra livrer aux unités de transformation installées sur le territoire national au moins un tiers du volume de noix de cajou collecté ou acheté, avant toute vente aux exportateurs.
Cette obligation devra être justifiée par un quitus ou un bordereau délivré par les unités de transformation. En cas de non-respect de cette règle, l’acheteur sera exclu de toute opération de vente aux exportateurs durant la campagne en cours, sauf si une impossibilité est officiellement constatée.
Le texte précise également que l’achat et l’exportation des noix de cajou restent soumis à la délivrance d’un agrément par le Comité de coordination de la filière anacarde. Toute cargaison destinée à l’exportation sans les documents requis peut être saisie, les frais liés à cette procédure étant supportés par l’exportateur.
Selon l’arrêté, la mainlevée de la cargaison ne pourra intervenir que si l’exportateur se conforme aux dispositions en vigueur.
À travers ces nouvelles mesures, les autorités entendent stimuler l’activité des unités de transformation locales, créer davantage d’emplois et améliorer les revenus des producteurs. La nouvelle campagne de commercialisation de la noix de cajou, lancée le mois dernier, prévoit un prix fixé à 350 FCFA le kilogramme.
Albertine A.









