Lomé, le 2 mars 2025 – (AfreePress)- Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) réaffirme son attachement àen faveur de la cogestion comme modèle de gouvernance susceptible d’assurer la stabilité sociopolitique du Togo.
Convaincu que cette approche représente une alternative viable, le parti a organisé, le 27 février 2025, une conférence publique à l’intention des professionnels des médias sur le thème : « La cogestion et les journalistes ».
Cette rencontre a permis aux héritiers de feu Me Yawovi Agboyibor de présenter les avantages qu’offre la cogestion, notamment pour garantir un cadre plus serein et équilibré à la presse togolaise.
« La cogestion doit assurer que les journalistes, qu’ils soient proches du pouvoir ou de l’opposition, puissent exercer librement leur métier, car tous concourent à l’édification de la nation. La division et l’exclusion ne feront qu’affaiblir notre pays. Prenons un exemple concret : lors des missions officielles, la cogestion devrait permettre d’inclure des journalistes de toutes sensibilités, afin qu’un compte rendu objectif soit présenté au peuple, auquel nous devons la vérité », a souligné Yao Daté, président national du CAR.
Concept hérité de feu Me Yawovi Agboyibor, la cogestion a été proposée dès 2008 comme une alternative au partage classique du pouvoir.
« Contrairement à un simple partage du pouvoir, la cogestion repose sur des principes clairs et doit être inscrite dans la Constitution avec des dispositions précises. Cela éviterait toute interprétation erronée ou critique infondée. La cogestion ne signifie pas la disparition de l’opposition, bien au contraire. Elle vise à offrir à l’opposition un rôle dans la gestion de la République, afin que la diversité des opinions contribue à la construction du pays », a expliqué le président du CAR.
M. Daté a également exhorté l’opposition togolaise à privilégier l’unité et à dépasser les clivages stériles.
« Le problème des Togolais est que nous avons tendance à accuser systématiquement. Pour notre part, nous voulons pouvoir côtoyer le Chef de l’État, échanger avec lui, tout en lui disant la vérité sur les insuffisances de sa gouvernance. Mais au Togo, une telle démarche est perçue comme une trahison. Il est temps de dépasser ces antagonismes et de travailler ensemble pour l’avenir de notre nation », a-t-il martelé.
Un appel à l’apaisement et à la collaboration qui, selon le CAR, pourrait contribuer à une gouvernance plus inclusive et efficace.
Anika A.









