Lomé, le 16 juin 2026-(©AfreePress)- À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain 2026, le Réseau Africain des Médias pour l’Eau, l’Assainissement et l’Hygiène (RAM WASH) lance un vibrant appel aux gouvernements, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux organisations de la société civile afin d’accélérer les efforts en faveur de l’accès universel à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène sur le continent africain.
Dans une déclaration rendue publique lundi 15 juin 2026, le réseau met en garde contre une crise persistante qui continue de compromettre la santé, l’éducation et l’avenir de millions d’enfants africains. Selon les données relayées par le RAM WASH, plus de 100 millions d’enfants dans plusieurs pays africains demeurent fortement exposés aux risques liés à l’eau insalubre, à l’absence d’infrastructures d’assainissement adéquates et aux maladies hydriques. Cette situation frappe particulièrement les communautés rurales, les femmes et les filles, contraintes dans de nombreuses localités à consacrer quotidiennement de longues heures à la recherche d’eau, au détriment de leur sécurité, de leur scolarisation et de leur épanouissement. Les organisations internationales soulignent par ailleurs que les effets du changement climatique, notamment les sécheresses, les inondations et la dégradation accélérée des ressources hydriques, aggravent davantage la vulnérabilité des populations africaines.
Le RAM WASH rappelle que l’Afrique, dont la population pourrait atteindre 2,5 milliards d’habitants à l’horizon 2050, devra faire face à une pression sans précédent sur ses ressources en eau. Face à cette réalité, le réseau plaide pour un renforcement immédiat des investissements publics dans les infrastructures WASH adaptées aux besoins des enfants, une meilleure intégration du droit à l’eau et à l’assainissement dans les politiques nationales, une réduction des disparités entre zones urbaines et rurales, ainsi qu’une gouvernance plus transparente des ressources allouées au secteur. « L’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène n’est pas un privilège, mais un droit humain fondamental », insiste le RAM WASH, estimant que chaque retard dans la mise en œuvre des solutions nécessaires se traduit par des pertes en vies humaines et une aggravation des inégalités sociales.
Les chiffres publiés récemment par les agences onusiennes confirment l’ampleur du défi. En Afrique, seulement 31 % de la population bénéficie de services d’assainissement gérés en toute sécurité et 28 % disposent d’installations d’hygiène de base. À l’échelle mondiale, plus de 2,1 milliards de personnes restent privées d’un accès sûr à l’eau potable et 3,4 milliards ne disposent toujours pas de services d’assainissement sécurisés. Pour atteindre l’Objectif de développement durable n°6 relatif à l’eau et à l’assainissement pour tous d’ici 2030, les progrès devront être considérablement accélérés au cours des prochaines années.
Informations complémentaires
Les données les plus récentes de l’UNICEF et du Programme conjoint OMS/UNICEF de suivi de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et de l’hygiène (JMP) montrent que l’Afrique demeure l’une des régions les plus touchées par les déficits en matière de services WASH. En Afrique de l’Ouest et du Centre, moins de la moitié des écoles disposent d’un accès à l’eau et moins de 40 % bénéficient d’installations sanitaires adéquates. Les femmes et les jeunes filles continuent d’assumer l’essentiel de la corvée d’eau, une situation qui accentue les inégalités de genre et l’exposition aux violences.
Olivier A.









