Lomé, le 05 juillet 2025 – (©AfreePress) – Dans un contexte national marqué par des tensions sociales et des revendications multiformes, le Bureau du Citoyen de la commune d’Agoè-Nyivé 1 a pris l’initiative d’organiser, vendredi 4 juillet, une conférence citoyenne axée sur la consolidation de la paix et de la non-violence, socles d’un développement durable et inclusif.
Placée sous le thème « La culture de la paix et de la non-violence, gage d’un développement harmonieux », la rencontre a mobilisé divers acteurs locaux : chefs traditionnels, leaders religieux, responsables associatifs, cadres administratifs, jeunes et femmes engagés dans la vie communautaire.
Une réponse citoyenne à la crise sociale
Alors que le Togo traverse une période d’agitations sociales parfois ponctuées de violences, cette initiative se veut une réponse apaisée et constructive pour renforcer les liens de solidarité au sein de la population. Pour Kayo Letou, coordonnateur du Bureau du Citoyen d’Agoè-Nyivé 1, cette démarche s’inscrit dans une volonté de prévention :
« Face à la situation actuelle, il était impératif de créer un espace de dialogue autour des valeurs de paix, de tolérance et de civisme. Notre objectif est de doter la commune d’outils locaux efficaces pour anticiper et désamorcer les tensions », a-t-il souligné.
Le civisme comme levier de paix
Les différents intervenants ont unanimement insisté sur le rôle fondamental du civisme dans la préservation de la stabilité nationale. « Le civisme, c’est plus qu’un mot. C’est le respect des institutions, l’amour de la patrie et le sens du bien commun. C’est aussi ce qui nous protège contre les dérives violentes », a affirmé un participant.
Religions et paix sociale : une responsabilité partagée
Autre point saillant de la conférence : l’implication accrue des confessions religieuses dans la médiation sociale. Il a été vivement recommandé aux leaders spirituels d’intensifier leurs actions de sensibilisation et d’éducation à la paix, dans les mosquées, les temples et les églises.
Une démarche qui se veut nationale

Pour M. Akpah Kokou, responsable de l’Association des cadres d’Agoè-Nyivé 1, « cette conférence dépasse les enjeux politiques. C’est un appel au bon sens, à la fraternité, à la responsabilité collective. Chacun doit porter ce message dans son cercle de vie ».
Les organisateurs ambitionnent désormais de reproduire cette expérience dans d’autres communes du pays. L’objectif est clair : faire de la culture de la paix une priorité nationale et de la vigilance citoyenne un rempart contre la violence.
« La paix est notre bien commun. Ce qui se passe ailleurs peut nous atteindre à tout moment. D’où l’importance de rester soudés, conscients et proactifs », a conclu Kayo Letou, dans un appel solennel à l’engagement communautaire.
Albertine A.










