Lomé, le 26 mai 2025 –(©AfreePress)- Le Réseau Africain pour le Droit à l’Alimentation (RAPDA-Togo) a tenu son Assemblée générale, samedi 24 mai 2025 à Lomé, autour du thème évocateur : « Redynamisation, responsabilité collective et souveraineté alimentaire participative ».
Cette rencontre stratégique marque une nouvelle étape dans l’engagement du réseau en faveur de l’effectivité du droit à l’alimentation pour toutes les couches de la population togolaise.
À travers la présentation du bilan de ses récentes actions, RAPDA-Togo a mis en lumière plusieurs avancées significatives. Parmi celles-ci, la formation de 500 femmes sur leurs droits économiques, sociaux, fonciers et alimentaires, dans l’optique de renforcer leur implication dans les systèmes de production et de gouvernance alimentaires. Le réseau a également présenté les résultats d’un projet pilote en agroécologie mené en partenariat avec l’ONG Floraison, ainsi qu’une étude inédite sur le rôle des femmes dans les chaînes alimentaires.
L’Assemblée a validé un ambitieux plan d’action pour l’année 2025, structuré autour de deux axes majeurs : la digitalisation des activités du réseau à travers la création d’une plateforme interactive d’information et de mobilisation, et l’organisation, en novembre prochain, du tout premier Forum national sur le droit à l’alimentation. Ce rendez-vous se veut un espace de dialogue inclusif entre les pouvoirs publics, les producteurs, la société civile et les partenaires techniques.
Malgré ces acquis, le réseau n’a pas manqué de souligner les défis persistants, notamment l’insuffisance des ressources publiques allouées à la sécurité alimentaire, les obstacles à l’accès foncier pour les petits producteurs, en particulier les femmes, et la marginalisation des communautés rurales dans les politiques publiques.
« Le droit à l’alimentation est un droit humain fondamental, sans lequel les autres droits ne peuvent s’exercer pleinement », a déclaré Claire Quenum, coordinatrice nationale de RAPDA-Togo.
Elle a réaffirmé la volonté du réseau de renforcer les synergies avec les collectivités locales, les institutions étatiques et les producteurs, tout en appelant à une modernisation urgente du secteur agricole.
« Il est impératif de rompre avec les méthodes agricoles obsolètes. L’introduction des technologies modernes et de l’intelligence artificielle est essentielle pour accroître la productivité et garantir une alimentation suffisante, saine et durable », a-t-elle plaidé.
En clôture des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées à l’endroit des autorités, notamment l’élaboration d’une loi-cadre consacrant le droit à l’alimentation, l’accélération de la réforme foncière pour sécuriser l’accès des femmes à la terre, un appui renforcé aux ministères sectoriels concernés, et la mise en place d’un programme national d’éducation au droit à l’alimentation.
Albertine A. | AfreePress









