Lomé, le 19 Septembre 2025-(©AfreePress)- L’Association des Trois Royaumes a tenu le jeudi 18 septembre 2025, une conférence de presse à Aného (30 km au sud-est de Lomé). Un projet culturel ambitieux est en marche. Il s’agit de la création du « Musée des Trônes et des Divinités Noires ».
Encore en phase de construction, ce futur joyau culturel suscite déjà un fort engouement, tant au niveau local qu’international. L’initiative, portée par l’Association, entend transformer la ville d’Aného en un haut lieu de valorisation du patrimoine culturel et ancestral africain, ancré dans la spiritualité, les traditions royales et la créativité contemporaine.
Contrairement aux musées traditionnels, le Musée des Trônes et des Divinités Noires ne sera pas qu’un lieu de conservation. Il s’annonce comme un espace vivant, interactif et communautaire, mêlant mémoire, transmission et innovation.
« Ce sera un musée du quotidien, où l’on vit la culture plus qu’on la visite », a laissé entendre Édouard-Robert Aquereburu, président de l’Association des Trois Royaume, lors de la rencontre avec la presse.

Le musée mettra en lumière le patrimoine matériel et immatériel des peuples Guin et Mina, à travers trois missions principales que sont : la préservation des traditions africaines, la transmission aux jeunes générations, et le soutien la création artistique contemporaine.
Le projet est soutenu par plusieurs partenaires internationaux, dont l’Ambassade de France au Togo, l’Union européenne, l’Allemagne et l’École du patrimoine africain.
Pour Augustin Favereau, ambassadeur de France au Togo, ce soutien est triple. « Ce musée contribue à l’essor des industries culturelles, à la valorisation d’un patrimoine exceptionnel, et renforce une coopération humaine ancrée dans les territoires », a-t-il dit dans son intervention.
De son côté, Jean-Luc Martinez, ambassadeur pour la coopération internationale dans le domaine du patrimoine, voit en ce projet un modèle nouveau. « Le musée, a-t-il dit, doit rendre visible ce qui est déjà là. C’est-à-dire les rituels, festivals, les savoirs, etc. Il doit parler à la jeunesse, et s’appuyer sur ceux qui font vivre la culture au quotidien ».
Il a également annoncé la mobilisation d’experts internationaux qui viendront travailler sur la cartographie des objets togolais présents à l’étranger, en vue d’éventuelles restitutions ou partenariats culturels.
Le musée se veut avant tout un espace pour la jeunesse togolaise, avec des programmes éducatifs, des ateliers et des résidences artistiques. Des espaces de contes, de théâtre, mais aussi des jardins pédagogiques seront créés pour permettre une immersion sensorielle dans le patrimoine local.
« Le musée sera vivant grâce aux jeunes, aux artistes et au public. Il racontera le passé, parlera du présent et dessinera notre avenir », a ajouté avec enthousiasme, Édouard-Robert Aquereburu.
Le musée va prendre place dans une ancienne bâtisse afro-brésilienne, témoin du riche passé architectural d’Aného. À l’image de l’office du tourisme voisin, le bâtiment sera restauré pour accueillir ce nouvel espace culturel.
Albertine A.










