Lomé, le 24 janvier 2026-(©AfreePress)- Une attaque attribuée au groupe terroriste Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), particulièrement actif dans la zone sahélienne, a visé en pleine après-midi du lundi 23 février, le poste des Forces de défense et de sécurité (FDS) de Zambendé, dans la province du Koulpelgo, aux abords de la frontière avec le Togo.
L’assaut, mené par plusieurs dizaines de combattants à moto, s’est soldé par des échanges de tirs d’une intensité d’environ une heure avant que les assaillants ne prennent la fuite, abandonnant plusieurs engins et équipements sur place.
Selon des sources locales, deux civils et un soldat burkinabé ont trouvé la mort au cours de cette offensive, tandis que les forces engagées auraient neutralisé près de cinq terroristes. Une partie de la population riveraine, littéralement prise au piège, s’est réfugiée sur le territoire togolais pour y trouver sécurité.
Dans un contexte marqué par la progression des activités du JNIM dans la région du Sahel et au-delà, au Burkina Faso comme au Togo, l’intervention transfrontalière de l’aviation togolaise a été déterminante pour repousser les assaillants et stabiliser le dispositif de défense burkinabé. Cette opération conjointe illustre l’engagement du Togo au côté de son voisin burkinabé dans la lutte contre le terrorisme, une menace qui pèse aussi sur les populations togolaises du nord depuis plusieurs années.
Lomé et Ouagadougou entretiennent des relations de coopération militaire anciennes, renforcées par la nécessité commune de faire face à la menace djihadiste dans la région du Sahel. Si les accords spécifiques de soutien aérien bilatéral ne sont pas toujours rendus publics, plusieurs initiatives de coopération en matière de défense et de sécurité ont été engagées entre le Togo et ses voisins pour partager renseignements, moyens logistiques et appuis opérationnels dans les zones frontalières sensibles.
Par ailleurs, la situation sécuritaire dans le nord du Togo, notamment dans la région des Savanes, a conduit les autorités togolaises à renforcer leurs capacités militaires et à coordonner étroitement leurs actions avec les États voisins confrontés aux mêmes défis, comme le Burkina Faso, le Niger ou le Bénin. Cette dynamique s’inscrit dans un cadre régional plus large, où la lutte contre les groupes terroristes affiliés à Al-Qaïda ou à l’« État islamique » nécessite une solidarité opérationnelle accrue.
Olivier A.









