Cotonou, le 30 janvier 2026 -(©AfreePress)- Alassane Tigri, vice-président du parti d’opposition “Les Démocrates” et ancien directeur de cabinet civil de l’ex-président Thomas Boni Yayi, est placé en détention provisoire depuis le 29 janvier 2026 à la prison civile de Cotonou.
Interpellé à son domicile du quartier Mènontin mercredi, il a été présenté devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), qui a ordonné son placement sous mandat de dépôt. Cette mesure intervient dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite de la tentative de coup d’État déjouée le 7 décembre 2025, dossier dans lequel son frère cadet, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, est cité comme principal suspect.
Selon des sources judiciaires, l’arrestation d’Alassane Tigri s’inscrit dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction saisi du dossier. L’ancien membre du gouvernement de Boni Yayi figure parmi les personnes poursuivies pour des faits qualifiés, notamment, de « complot contre l’autorité de l’État », dans une procédure encore en phase d’instruction.
Ancien ministre de la Jeunesse et des Sports sous le président Nicéphore Soglo, Alassane Tigri a été longuement entendu au cours d’une audition de plusieurs heures. À l’issue de cette étape, il a comparu devant le juge des libertés et de la détention, assisté de son conseil, avant qu’une décision de placement en détention ne soit rendue plus tard dans la soirée.
Pendant ce temps, son frère, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, demeure activement recherché par les autorités béninoises.
Cette mise en cause intervient dans un climat politique déjà tendu, marqué par de vifs débats autour de la tentative de coup d’État présumée et de ses ramifications politiques. Les investigations se poursuivent sous l’autorité du juge d’instruction afin de situer les responsabilités des personnes mises en cause, dont la liste continue de s’allonger. La CRIET, juridiction spécialisée, coordonne l’ensemble de la procédure.
À l’heure de la publication de cette dépêche, aucune réaction officielle n’avait été enregistrée ni de la part de la défense d’Alassane Tigri, ni du parti Les Démocrates.
Ferdinand DUBIEN
Correspondant de l’Agence de presse AfreePress au Bénin









