Lomé, le 03 avril 2026 -(©AfreePress)- Quelques jours après son éviction de la tête de la Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB), Angela Aquereburu Rabatel a finalement réagi publiquement, livrant un message empreint de sobriété, mais aussi de détermination.
Dans une déclaration à forte charge symbolique, l’ancienne directrice générale a choisi de structurer son propos autour de deux dates clés. Le 3 mars 2025, date de sa prise de fonction, et le 3 avril 2026, actant la fin de son mandat à la tête du groupe audiovisuel public béninois.

Sans évoquer explicitement les raisons de son limogeage, elle dresse néanmoins un bilan qu’elle qualifie d’« intense, engagé et structurant ». Au cœur de ce retour d’expérience, Angela Aquereburu met en avant le rôle déterminant des équipes de la SRTB, saluant leur professionnalisme, leur engagement et leur volonté de transformation.
Durant son passage, plusieurs réformes auraient été amorcées, notamment la refonte des formats d’information, l’introduction de nouveaux rendez-vous éditoriaux, ainsi qu’un effort de structuration interne et de renforcement de l’exigence journalistique. « Tout n’est pas visible, mais beaucoup a été enclenché », souligne-t-elle, revendiquant ainsi un héritage en cours de consolidation.

Cette déclaration intervient dans un contexte où la gouvernance des médias publics en Afrique de l’Ouest demeure un sujet sensible, souvent marqué par des recompositions rapides et des décisions politiques peu explicitement motivées.
Figure reconnue du paysage audiovisuel, Angela Aquereburu réaffirme, au-delà de cet épisode, son attachement aux enjeux de création, de production de contenus et au rôle stratégique des médias dans la cohésion sociale. Elle insiste notamment sur leur capacité à informer, rassembler et inspirer les sociétés contemporaines.

Fidèle à une tonalité résolument tournée vers l’avenir, elle conclut son propos sur une note d’optimisme. Ce départ, loin d’être une fin, constitue à ses yeux un nouveau point de départ. « Le meilleur reste à écrire », affirme-t-elle.
Olivier A.









