Lomé, le 13 octobre 2025-(©AfreePress)- La lutte contre le cancer s’intensifie dans les marchés du Grand Lomé. Sous l’impulsion de la Sénatrice Pascaline Dangbuie, la Faîtière des Associations des Marchés du Grand Lomé (FAMaL) a organisé, dimanche 12 octobre à Sogbossito, une séance spéciale de sensibilisation consacrée à la prévention du cancer, en marge de sa réunion mensuelle statutaire.
Animée par la Directrice Générale du Centre International de Cancérologie de Lomé (CICL), Dr Rose Adjenou, la rencontre a permis d’aborder en profondeur les facteurs de risque, les symptômes, les options thérapeutiques et les mesures de prévention du cancer. Un accent particulier a été mis sur les cancers féminins les plus fréquents que sont les cancers du sein, col de l’utérus et utérus.
Selon les statistiques officielles, plus de 5 000 cas de cancer sont enregistrés chaque année au Togo, entraînant environ 3 000 décès, soit une moyenne alarmante de huit morts par jour.

« C’est un cri du cœur que nous lançons face à ce fléau qui continue de décimer des familles. Beaucoup de femmes souffrent en silence, faute de moyens pour se faire soigner. Cette réalité doit changer », a alerté Dr Adjenou, qui a plaidé pour un dépistage précoce, seul moyen efficace de sauver des vies.
Les participantes ont été formées à l’auto-palpation des seins et à d’autres techniques de détection précoce. « Un cancer détecté tôt peut être traité et souvent guéri. Le dépistage doit devenir un réflexe », a-t-elle insisté.
Malgré les efforts de sensibilisation, le coût élevé des traitements reste un frein majeur à la prise en charge. D’où l’appel de la spécialiste à la création d’un fonds national de solidarité pour venir en aide aux patientes les plus vulnérables.

Pour la Sénatrice Pascaline Dangbuie, cette mobilisation citoyenne doit s’inscrire dans la durée.
« Nous avons entendu l’appel. Chacune de nous doit devenir ambassadrice de la lutte contre le cancer. Nous allons renforcer la sensibilisation dans nos marchés et envisager des actions concrètes, y compris la création d’un fonds d’appui pour nos sœurs malades. L’État fait sa part, à nous aussi d’agir », a-t-elle déclaré.
La Présidente de la FAMaL a enfin exhorté ses consœurs à s’informer auprès de sources fiables et à éviter la désinformation et l’usage abusif des réseaux sociaux.
Par cette initiative, la FAMaL entend faire de la prévention du cancer une cause prioritaire, en alliant solidarité, information et responsabilité communautaire pour sauver des vies.
Anika A.









