Lomé, le 19 janvier 2026-(©AfreePress)- L’Agence Nationale de Formation des Collectivités Territoriales (ANFCT), avec l’appui de l’Ambassade de France au Togo, a ouvert ce lundi à Lomé un atelier de renforcement des capacités à l’intention des acteurs communaux de la décentralisation. Prévue pour se tenir du 19 au 20 janvier 2026, cette rencontre est placée sous le thème : « Rôles et responsabilités des acteurs de la gouvernance municipale ».
L’atelier réunit les élus municipaux ainsi que les cadres administratifs et techniques des communes Golfe 1 et Golfe 4, aux côtés des autorités préfectorales. Il intervient dans un contexte institutionnel marqué par l’entrée en fonction des nouveaux conseils municipaux issus des élections locales de juillet 2025.
Dans son allocution d’ouverture, l’Ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau, a salué la tenue de cet atelier qu’il a qualifié de jalon essentiel dans le processus de consolidation de la décentralisation togolaise. Il a félicité les communes bénéficiaires pour leur engagement, soulignant que cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la gouvernance territoriale, financé par la France pour la période 2025-2027 et récemment lancé en partenariat avec les autorités togolaises.

« Une gouvernance territoriale efficace repose sur des élus et des cadres locaux bien formés, outillés et profondément engagés au service des populations », a-t-il déclaré, avant de mettre en lumière le partenariat structurant entre le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) en France et l’ANFCT, axé sur l’appui-conseil, la formation des formateurs et la co-construction de contenus pédagogiques adaptés aux réalités togolaises.
Procédant à l’ouverture officielle des travaux, le préfet du Golfe, Kossivi Agbodan, a insisté sur la portée stratégique de la gouvernance municipale. « La gouvernance locale ne se proclame pas ; elle s’exerce avec rigueur, responsabilité et sens du résultat », a-t-il affirmé.
Qualifiant la rencontre de « rendez-vous de responsabilité » vis-à-vis des citoyens, il a rappelé que l’efficacité de l’action publique locale repose sur la clarté des missions, la complémentarité des acteurs et le respect scrupuleux de la discipline administrative, conformément à la vision du gouvernement conduite par le Président du Conseil. Il a invité les participants à tirer pleinement profit des échanges afin de renforcer la coordination entre élus, administration communale, services déconcentrés de l’État, société civile et citoyens, face aux défis majeurs liés à l’urbanisation, au foncier, à la salubrité, à la sécurité et à la participation citoyenne.
Intervenant en marge de l’ouverture, le Directeur général de l’ANFCT, Komi Dodzi Denyo, a indiqué que cet atelier répond à l’impératif d’accompagner les 1 727 conseils municipaux installés à l’issue des élections municipales de juillet 2025.
« Dès leur entrée en fonction, il est crucial de doter les élus des bases fondamentales relatives à leurs rôles, responsabilités, au fonctionnement du conseil municipal et aux interactions avec les autres acteurs du développement territorial », a-t-il expliqué.
Selon lui, l’ANFCT a déjà initié 36 ateliers préfectoraux à l’échelle nationale afin de toucher l’ensemble des élus municipaux, secrétaires généraux et autorités de tutelle. Il s’est réjoui de la forte mobilisation observée, saluant des conseillers municipaux « avides de connaissances et résolument engagés à réussir leur mandat ».

Pour sa part, le consultant-formateur en décentralisation, Touh Pahorsiki, a précisé que les modules abordés portent notamment sur les principes de la décentralisation et de la déconcentration, les compétences des communes et des maires, le fonctionnement des conseils municipaux, ainsi que les interactions entre élus, administration communale, services de l’État, chefferies traditionnelles et société civile.
Il a relevé l’enthousiasme manifeste des participants et les nombreuses attentes exprimées, notamment sur des thématiques clés telles que l’élaboration et l’exécution du budget communal, l’état civil et le contrôle de légalité.
À l’issue de ces deux journées de travaux, les organisateurs entendent renforcer durablement les capacités des acteurs communaux, améliorer la coordination institutionnelle et contribuer à l’émergence d’une action publique locale plus efficace, inclusive et proche des citoyens.
L’Ambassade de France a, par la voix de son représentant, réaffirmé sa volonté d’accompagner le Togo dans la consolidation de la gouvernance territoriale et le renforcement de la coopération franco-togolaise au service du développement local.
Albertine A.









