Lomé, le 27 juin 2024-(©AfreePress)-La brigade de gendarmerie et le commissariat de police de Haho, (100 km au nord de Lomé), ont présenté, mercredi 26 juin 2024, sept individus accusés d’avoir tué un enfant de 10 ans, Denis Hassa.
Les faits remontent au samedi 15 juin 2024. Messaga Anani, 50 ans, cultivateur résidant au village d’Azankpé, commune de Haho 3, a demandé à Yawo Doukpo, 23 ans, habitant la même localité, de lui procurer un crâne humain afin d’accomplir des rites vodou destinés à protéger les membres de sa famille.
En échange, il lui promet une récompense de 100.000 F CFA. Le dimanche 16 juin, Yawo Doukpo, avec la complicité d’Edjo Dovi, 26 ans, décide de passer à l’acte.
« Les deux hommes se sont postés à un endroit précis de la forêt sacrée d’Azankpé, où ils ont intercepté le jeune Denis Hassa qui revenait du champ. Ils lui ont ordonné d’arracher des herbes. Pendant que le petit garçon obéissait, Yawo Doukpo l’a frappé mortellement à la tête avec une machette. La victime est décédée sur le coup. Les deux complices ont ensuite décapité le garçon et emballé sa tête dans un sachet, suivant les instructions de Messaga Anani. Quatre autres personnes les ont aidés dans cette sinistre entreprise. Le chef du village, alerté de la disparition de son neveu, a contacté les forces de sécurité pour mener une enquête. Pris de panique, les malfrats ont finalement décidé de déposer la tête près du corps dans la forêt. Le 24 juin 2024, la police a découvert la tête du jeune Denis, emballée dans des plastiques et en état de décomposition avancée, sur les lieux du crime. Interrogé, Yawo Doukpo a avoué les faits et détaillé le rôle de chaque complice dans le meurtre de l’enfant », ont rapporté les enquêteurs.
Selon le capitaine de brigade de Haho, Piliouzoué Dadja, les auteurs de ce crime odieux sont accusés d’assassinat, de complicité d’assassinat et d’entrave à la justice, conformément aux articles 167, 47, 48 et 526, et punis par les articles 168, 51 et 527 du nouveau code pénal.
Ils seront présentés au Procureur de la République pour répondre de leurs actes.
Anika A.









