Lomé, le 21 janvier 2026-(©AfreePress)- Le gouvernement togolais a officiellement confirmé, à travers un communiqué rendu public lundi, la remise de Paul-Henri Sandaogo Damiba, ancien président de la transition du Burkina Faso, aux autorités judiciaires de son pays, en réponse à une requête formelle d’extradition introduite par Ouagadougou.
Selon les autorités togolaises, cette décision fait suite à l’avis favorable émis par la chambre d’instruction de la cour d’appel de Lomé, saisie du dossier conformément à la procédure en vigueur. À l’issue de son audience publique tenue le 16 janvier 2026, la juridiction a estimé que les conditions légales et conventionnelles étaient réunies pour donner suite à la demande d’extradition.
Dans son communiqué, le ministère de la Justice précise que cet avis repose notamment sur l’offre de réciprocité formulée par les autorités burkinabè, sur les instruments juridiques internationaux auxquels le Togo est partie, ainsi que sur les garanties fournies quant au respect des droits fondamentaux de l’intéressé. Celles-ci incluent l’intégrité physique, la dignité humaine, le droit à un procès équitable et l’assurance de l’absence de la peine de mort.
À la suite de cette décision judiciaire, Paul-Henri Sandaogo Damiba a été remis aux autorités de la République du Burkina Faso le 17 janvier 2026.
Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Adjourouvi, a indiqué qu’après vérification de la régularité de la requête, les autorités togolaises ont donné une suite favorable à la demande burkinabè. Conformément à la procédure d’extradition en vigueur au Togo, l’ancien dirigeant a été interpellé le 16 janvier 2026 en exécution d’un mandat d’arrêt international, puis placé sous écrou avant sa remise officielle.
Paul-Henri Sandaogo Damiba est poursuivi dans son pays pour plusieurs chefs d’accusation, notamment le détournement criminel de deniers publics, l’enrichissement illicite, la corruption, l’incitation à la commission de délits et de crimes, le recel aggravé et le blanchiment de capitaux, sur la base des poursuites engagées par les autorités judiciaires burkinabè.
Par cette décision, Lomé réaffirme son attachement au respect des engagements internationaux et à la coopération judiciaire régionale, dans un contexte marqué par une exigence accrue de lutte contre l’impunité et de consolidation de l’État de droit.
Olivier A.









