Lomé, le 09 avril 2026 -(©AfreePress)- Au Bénin, la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 12 avril 2026 s’achève officiellement ce vendredi 10 avril à minuit, conformément au calendrier établi par la Commission électorale nationale autonome (CENA).
Lancée le 27 mars dernier, cette séquence décisive de la vie démocratique oppose deux duos candidats. Il y a la candidature de la mouvance présidentielle, portée par Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata, et celui de l’opposition conduit par Hounkpè et Hounwanou.

Ce scrutin intervient dans un contexte particulier marqué par la fin constitutionnelle des deux mandats du président Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016.
Sur le terrain, la campagne du duo Wadagni–Talata s’est déployée à l’échelle nationale, du Nord au Sud, en passant par les régions du centre. Après des étapes successives dans les départements de l’Ouémé, du Plateau, du Mono et du Couffo, les candidats de la mouvance ont investi ce 9 avril les départements de l’Atlantique et du Littoral, ultime phase de leur mobilisation. Porté par une affluence notable lors des rassemblements, ce duo défend un projet de société structuré autour de quatre axes majeurs : le renforcement du bien-être social, la diversification économique, la consolidation de la cohésion nationale et de la sécurité, ainsi que l’intégration du numérique comme levier transversal de développement.

Figure centrale de cette candidature, Romuald Wadagni, actuel ministre de l’Économie et des Finances, bénéficie d’un ancrage significatif, notamment auprès d’une frange de la jeunesse.
À l’issue de cette campagne, le scrutin du 12 avril est perçu comme un test de maturité démocratique pour le Bénin, souvent cité en exemple dans la sous-région pour la régularité de ses alternances politiques.
Le futur président, appelé à succéder à Patrice Talon, héritera d’un pays engagé dans des réformes structurelles ambitieuses, dont certaines ont suscité des tensions sociales.

Il lui reviendra de consolider les acquis tout en apaisant le climat sociopolitique et en renforçant l’unité nationale.
Ainsi, au-delà de l’enjeu électoral, ce rendez-vous constitue une nouvelle étape dans la trajectoire institutionnelle du Bénin, avec en ligne de mire la poursuite du développement engagé depuis une décennie.
Ferdinand GADE










