©AfreePress-(Lomé, le 24 novembre 2023)-L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a publié, vendredi 24 novembre 2023, une mise au point visant à clarifier le cadre de son travail à la suite de l’audit du fichier électoral togolais, effectué par ses experts.
D’entrée de jeu, l’institution a tenu à rappeler que le cadre du mandat de sa mission d’expertise au Togo. Cette mission se limitait exclusivement à l’audit du fichier électoral et non à l’examen de l’ensemble des problématiques liées au processus électoral dans son ensemble.
« Un audit du fichier électoral ne représente qu’une étape parmi d’autres de ce processus, l’OIF ne peut être tenue responsable des failles relevées lors de la période d’inscription des électeurs », a souligné l’OIF.
Elle précise également avoir été sollicité le 5 juin 2023 par le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des territoires pour réaliser un audit du fichier électoral et apporter son assistance pour la modernisation de l’état civil au Togo.
« Le fichier électoral en question découle du recensement des électeurs entre le 29 avril et le 14 juin 2023. La demande spécifie que cet audit a été requis par l’OIF, sur la base des recommandations formulées par les acteurs politiques et la société civile togolaise, à la suite du dialogue politique de 2021 au sein de la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP) », a mentionné la note.
La mission d’audit a affirmé avoir échangé avec toutes les parties prenantes nationales le 19 octobre 2023, notamment avec la CENI, présentant les modalités (principes, approche et champ de couverture) d’un audit de fichiers électoraux par l’OIF.
« Ces modalités incluent en particulier les principes de transparence et d’inclusivité, impliquant la participation d’une représentation diversifiée de la classe politique et de la société civile dans la supervision et le suivi de l’opération d’audit. La CENI, responsable de l’audit et garante du respect du principe d’inclusivité, a élaboré les Termes de référence (TDR) et mis en place un Comité d’audit comprenant différentes sensibilités (majorité, opposition et société civile). Le 25 octobre 2023, les experts de l’OIF ont rencontré les membres de ce Comité d’audit pour partager leurs constats et recommandations. Les représentants des partis politiques (majorité et opposition) étaient présents, à l’exception de ceux de la société civile », a fait savoir l’organisation internationale.
En vertu du principe du contradictoire, l’OIF a souligné que ce rapport remis à la CENI est sujet à des commentaires ou observations éventuels de la part des partenaires.
Les acteurs politiques nationaux sont invités à se tourner vers la CENI et, le cas échéant, à faire valoir leurs objections et alternatives aux analyses techniques et scientifiques réalisées sur le fichier électoral par les experts de l’OIF.
Anika A.









